L'ėco-S, tout un monde dans sa main . Laboratoire Hermestique. ARWA Ofwood


Quelques sont les différence entre un bonsaï
et nos L'ėco-S ?


OBSERVES ! EXPÉRIMENTES ! APPRENDS ! À L'INFINI !


Je fais des écosystèmes sur pierres, la différence entre le monde dit du ''bonsaï'' et L'ėco-S est sur harmonie des espèces (faunes et flore) et le travail sur la terre, le respect des principes naturelle de la biologie. Mise en pratique des méthodes pèrennent d'agriculture dite ''alternative ''. Enfaite c'est ça, l'art du bonsaï avant d'être esthétique (coupe de branches et de racine). Historiquement, l'art dit du bonsaï n'est pas née en Chine et encore moins du Japon, mais bien d'Égypte il y a plusieurs milliers d'années, dans un but plus terre à terre, la sur-vie. Donc la compréhension des principes biologique d'un éco-système donné. Aujourd'hui, il me paraît évident que opposition L'ėco-S/bonsaï pourrais se résumer par la forme glyptique ying et yang . Enfin un de nos L'ėco-S est plus simple à entretenir qu'un des plus beau et des plus ancien bonsaï, puisque tous le système d'un L'ėco-S est tourné vers la profusion de vie (biostasie) la micro-faune est votre auxiliaire de jardinage la microbiologie se charge de l'engraissage, favorise la coopération et l'équilibre de l'écosystème. Il ne vous reste plus qu'à arroser. Un des nombreux points forts de L'ėco-S est son côté pédagogique mise en valeur dans le livret muet de L'ėco-S, offert avec. C'est dans ce livret où vous pourrez, littéralement, ''passé derrière le miroir'' en découvrant le rôle de chaques acteurs de l'éco-système.

vendredi 29 juillet 2016

L’éducation interdite (La Educación prohibida) – Documentaire VOSTFR


L’éducation interdite (La Educación prohibida) – Documentaire VOSTFR


1158-La-educacion-prohibida
Ce documentaire est un véritable chef d’œuvre, une merveille de bon sens et d’intelligence. Sur le thème de l’éducation et notamment celle inculquée aux enfants et aux jeunes adultes, il développe avec une étonnante clarté une critique fine du système éducatif actuel.
Retraçant l’histoire de ce que nous appelons aujourd’hui “l’éducation nationale”, il nous montre les différents types de modèles éducatifs mis en application à différentes époques et nous propose une vision étonnante de notre modèle actuel aux vues de son histoire et de ses objectifs sous-jacents.
« On stimule trop la compétitivité entre les enfants […] Tout le monde parle de paix mais personne n’éduque à la paix. Les enfants sont éduqués à la concurrence et la concurrence est la première étape vers la guerre. »
En s’appuyant sur les connaissances scientifiques actuelles sur le développement des jeunes humains, il met en évidence une chose fondamentale : la méthodologie éducative employée aujourd’hui semble obsolète. Voir pire, il se pourrait qu’elle soit un frein au développement de la créativité, de l’intellect et de la curiosité des enfants.
« Lorsqu’on vient au monde, la société nous rend plus ignorants car elle nous donne des réponses à ces questions. Elle nous donne des réponses préfabriquées au sein de la philosophie, de la politique et même au sein des religions. Cette société détruit les questions et la capacité d’apprendre. »
De ce constat, les différents intervenants proposent des modèles d’instructions alternatifs, des pédagogies basées sur les besoins et aspirations naturelles des enfants, comme l’enseignement populaire, Montessori, l’enseignement progressif, Waldorf ou encore l’école à domicile. Un documentaire à voir absolument, que l’on soit enfant, parent, éducateur, élève, professeur ou simple curieux.
Une autre petite particularité, c’est qu’il a été financé par plus de 700 co-producteurs par le biais d’un financement participatif et que le documentaire est distribué sous licence libre. Que du bonheur !
« C’est ainsi que tous les êtres vivants apprennent, à travers l’interaction avec les autres et avec l’environnement, et non à travers un programme préétablit par quelqu’un. »

mercredi 27 juillet 2016

L'érosion de la biodiversité pourrait engendrer une dette évolutive

L'érosion de la biodiversité pourrait engendrer une dette évolutive


Depuis plusieurs décennies, les activités humaines sont à l'origine d'extinctions massives d'espèces dans le monde entier qui soulèvent la question de l'impact de la perte de la biodiversité pour le fonctionnement des écosystèmes. Dans une étude publiée en juin dernier dans Science Advances, des scientifiques de l'Université de Göttingen, du Centre allemand de recherche intégrative enbiodiversité et du laboratoire d'étude de la Biodiversité marine de Montpellier (MARBEC, CNRS / Université de Montpellier / IRD / IFREMER) apportent un nouvel éclairage à ce sujet. Les chercheurs ont assemblé en laboratoire des communautés bactériennes de diversités différentes et ont montré que, paradoxalement, une forte diversité pouvait entraîner une plus forte diversification évolutive. En suggérant qu'une diminution de la diversité risque aussi de limiter l'apparition de nouvelles espèces, ces résultats laissent entendre que la crise actuelle de la biodiversité aura des effets beaucoup plus durables que ceux déjà envisagés.

Par la destruction des habitats naturels ou l'uniformisation des territoires qu'elles engendrent, les activités humaines sont directement responsables de la chute à grande échelle de la biodiversité. Les conséquences de cette disparition d'espèces sans précédent, que certains scientifiques n'hésitent pas à qualifier de sixième extinction, sont toutefois encore largement méconnues. Une étude initiée par une équipe franco-allemande dans le but de déterminer les conditions de diversification adaptative de la bactérie Pseudomonas fluorescens F113 fournit à ce propos de nouvelles pistes de réflexion.

Dans un premier temps, les chercheurs ont constitué, en laboratoire, des groupes de microorganismes de diversité plus ou moins importante en utilisant différentes lignées dePseudomonas fluorescens. En outre, deux types de ressources étaient mises à disposition de chaque communauté: une ressource principale très attractive et un ensemble de ressources satellites qui l'étaient beaucoup moins. Les scientifiques ont ensuite étudié la diversification de la bactérie Pseudomonas fluorescens F113 dans ces différents groupes de bactéries. "A raison de nombreuses générations par jour, les microorganismes permettent d'observer l'évolution en direct, ce qui serait impossible dans des communautés de macroorganismes constituées par exemple de mammifères, d'oiseaux ou de reptiles ", précise Nicolas Mouquet, chercheur CNRS à Montpellier et cosignataire de l'étude.

Au sein des groupes les plus riches en lignées bactériennes, l'équipe a pu constater que la forte compétition qui y règne amène peu à peu les bactéries à utiliser les ressources satellites. Au fil des générations, ces microorganismes finissent ainsi par évoluer vers de nouvelles stratégies axées sur l'exploitation préférentielle des ressources les moins attractives. Cette réorientation semble par ailleurs d'autant plus forte que la communauté compte de lignées bactériennes différentes. De manière assez paradoxale, les bactéries confrontées à davantage de compétition s'adaptent donc en se diversifiant encore plus. Pour les scientifiques, ces résultats suggèrent que l'extinction actuelle des espèces risque non seulement de réduire le fonctionnement des écosystèmes mais aussi de limiter, à l'avenir, l'émergence de nouvelles espèces. "En homogénéisant toujours plus les écosystèmes, comme nous sommes actuellement en train de le faire, nous provoquons déjà la disparition de nombreuses espèces mais nous hypothéquons également les capacités de diversifications futures du vivant", souligne Nicolas Mouquet.
Science.net.
Source: CNRS-INEE

mardi 26 juillet 2016

Elevage des mantes (Quelques généralités pour débuter un élevage)

Résultat de recherche d'images pour "mantes religieuses"Elevage des mantes (Quelques généralités pour débuter un élevage)

Résultat de recherche d'images pour "mantes religieuses"

Cet article peut s'appliquer à l'élevage des espèces suivantes: Blepharopsis mendica, Creobroter spp, Deroplatys desiccata, Deroplatys lobata, Euchomenella spp, Hymenopus coronatus, Polyspilota spp, Popa spurca crassa, Rhombodera spp, Sphodromantis lineola,Sibylla dolosa, Sibylla pretiosa, etc...

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Elevage:
1) L'installation:
Les mantes sont, pour la plupart des espèces, des insectes cannibales. Les premiers spécimens acquis doivent donc être séparés dans des récipients adaptés à la taille des individus. Un volume équivalent à une demi bouteille en plastique(1,5 L) convient aisément à un individu en cours de croissance. Les jeunes de certaines espèces (Creobroter gemmatus, Deroplatys desiccata, Deroplatys lobata, etc...) peuvent, d‘après certains éleveurs, être maintenus ensemble jusqu‘au stade adulte dans un espace adapté et avec suffisamment de proies disponibles en permanence. Un manque prolongé de nourriture entraîne un cannibalisme inévitable. Toutefois, au centre d‘élevage ARTHROPODIA, nous ne pratiquons jamais cette méthode d‘élevage groupé et préférons l‘isolement systématique de chaque spécimen dès le quatrième et le cinquième stade et ce pour chaque espèce.
 
Résultat de recherche d'images pour "mantes religieuses" Nous ne mettons pas de substrat dans le fond de l‘enceinte (sauf pour les espèces nécessitant un apport en eau ex: Deroplatys spp, Euchomenella spp, Hymenopus coronatus, Rhombodera spp) car les proies peuvent s‘y dissimuler et ne sont donc pas capturées par les mantes. Les mues, excréments et restes de proies sont retirés chaque semaine et le récipient passé sous l‘eau afin d‘éviter la propagation d‘acariens et de mauvaises odeurs. Le couvercle adéquat est le tulle ou la moustiquaire car il permet l‘aération et sert de support aux mantes. La température idéale se situe entre 22°C et 28°C. Blepharopsis mendica exige une température élevée (30°C à 35°C).
 
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Il est conseillé de placer dans le récipient une branche transversale qui servira d‘élément de suspension. Nous ne vaporisons pas les mantes qui semblent assouvir leurs besoins hydriques en consommant leurs proies. Seules les espèces des genres Deroplatys, Euchomenella, Rhombodera nécessitent une pulvérisation d‘eau minérale deux à trois fois par semaine.

2) La nourriture:
La nourriture représente le facteur le plus important pour l‘élevage des mantes. En effet, il est nécessaire de pouvoir fournir en permanence des proies adaptées à la taille des individus, à savoir: drosophiles ou micro-grillons pour les plus jeunes spécimens; mouches, grillons, blattes ou criquets (de petite taille) pour les juvéniles en cours de croissance; mouches, grillons, blattes ou criquets (de taille plus importante) pour les mantes adultes.
La fréquence de nourrissage pour les spécimens isolés est de 2 à 3 proies (selon la taille) deux fois par semaine.
3) La reproduction:
Le mâle se distingue de la femelle par 3 points:
 
-) Il possède 8 segments abdominaux alors que la femelle n‘en compte que 6.
-) Il est pourvu d‘une paire d‘antennes plus longues et plus massives que la femelle (surtout à la base).
-) Il a un aspect général plus effilé que la femelle.
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L‘accouplement est envisageable 2 à 3 semaines (voire plus) après la mue imaginale. Le mâle est mis en présence de la femelle après que celle-ci ait été copieusement nourrie. Quelques proies devront être présentes avec les 2 partenaires.
L‘accouplement peut avoir lieu très rapidement; mais, si la femelle témoigne de l‘agressivité à l‘égard du mâle ou si celui-ci se désintéresse totalement de sa partenaire, il conviendra de les séparer et d‘essayer à nouveau quelques jours plus tard. Après plusieurs essais infructueux, il faudra risquer (avant qu‘il ne meure de vieillesse!) de laisser le mâle avec la femelle jusqu‘à ce qu‘ils soient “décidés” à s‘accoupler.
L‘accouplement se produit parfois après plusieurs jours de “cohabitation forcée”. Le mâle n‘est pas systématiquement victime de la gloutonnerie de sa partenaire et, s‘il est épargné, il pourra s‘accoupler avec d‘autres femelles.
Pour avoir la certitude que l‘accouplement a bien eu lieu, il suffit de retrouver le spermatophore (sorte d‘enveloppe gélatineuse contenant les spermatozoïdes).
La ponte de l‘oothèque (genre de cocon où les oeufs sont entourés d‘un mucus protecteur qui durcit en quelques heures) survient quelques jours ou quelques semaines après l‘accouplement. Un seul accouplement peut permettre à la femelle de pondre plusieurs oothèques fécondées.
Les oothèques de Deroplatys desiccata, Deroplatys lobata, Euchomenella spp, Hymenopus coronatus, Rhombodera spp sont maintenues dans un milieu humide. Celles de Creobroter spp, Sibylla dolosa, Sibylla pretiosa, Sphodromantis lineola sont pulvérisées d‘eau minérale 2 à 3 fois par semaine.
La durée moyenne d‘incubation (pour les espèces citées en introduction) se situe entre 1 et 2 mois selon les conditions d‘élevage.
Les juvéniles naissent tous en même temps en une demi-heure environ mais il arrive parfois que leséclosions s‘échelonnent sur 2 ou 3 jours.

Résultat de recherche d'images pour "mantes religieuses" La quantité de jeunes est variable selon l‘espèce de mante et la taille de l‘oothèque. En moyenne, une oothèque de Deroplatys desiccata contient 30 à 50 jeunes, Deroplatys lobata environ 100 jeunes, Rhombodera spp entre 100 et 300, Sphodromantis lineola environ 150 à 400 jeunes, Sibylla dolosa 20 à 50 et Sibylla pretiosa entre 10 et 30 jeunes, Creobroter spp 30 à 60 jeunes, Euchomenella spp entre 15 et 30 jeunes et Hymenopus coronatus, Popa spurca crassa 20 à 80 jeunes...
Il est préférable de maintenir les jeunes ensemble aux premiers stades du développement. Un isolement dès la naissance entraîne souvent une mortalité élevée. Lorsque la quantité de juvéniles est très importante (plus de 200 jeunes), ils peuvent être divisés par groupes de plus ou moins 50 spécimens.
Pour chaque espèce, nous vaporisons les jeunes (avec de l‘eau minérale) 2 fois par semaines car ils semblent éprouver un besoin d‘hydratation plus important au premier stade. Les jeunes Deroplatys desiccata, Deroplatys lobata, Euchomenella spp, Hymenopus coronatus, Rhombodera spp nécessitent une vaporisation journalière.
La durée de croissance varie selon les conditions d‘élevage (température, fréquence de nourrissage) et les espèces de 4 à 8 mois. Les adultes vivront ensuite 2 à 5 mois pour le mâle, 5 à 10 mois pour la femelle (en moyenne!).
Résultat de recherche d'images pour "mantes religieuses"
Résultat de recherche d'images pour "mantes religieuses"
4) Mises en garde:
Il est nécessaire de prévoir en permanence des proies vivantes et adaptées à la taille des mantes. Dans les élevages en groupe, le cannibalisme peut se produire très rapidement si la nourriture vient à manquer.


Nous précisons que cet article n'a aucune prétention scientifique proprement dite et qu'il ne constitue qu'un recueil de généralités basées sur des observations effectuées sur plusieurs espèces dans notre centre d'élevage.

dimanche 24 juillet 2016

Un aperçu des mantes religieuses 


De profil

Et en face

Camouflage feuille d'automne 

samedi 23 juillet 2016

Bonne installation de la mante religieuse


Claude Bourguignon – Nouvelles techniques d’assolement

Claude Bourguignon – Nouvelles techniques d’assolement



Dans cette conférence, Claude Bourguignon, microbiologiste des sols, ingénieur agronome français, ancien collaborateur de l’INRA et fondateur du LAMS (Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols) nous présente les techniques d’assolement pour entretenir les sols cultivés.
Il fait partie des rares microbiologistes des sols français encore en activité (les filières ayant été fermées dans les années 80) et nous fait part de son expérience, ayant analysé plus d’une dizaine de milliers de sols à travers le monde. Il fut parmi les premiers, dans les années 1970, à avoir alerté sur la dégradation rapide de la biomasse et de la richesse des sols en micro-organismes (bactéries et champignons microscopiques), ainsi que sur la perte d’humus et de capacité de productivité des sols agricoles européens, ou des sols auxquels on appliquait les mêmes méthodes en climat tropical ou subtropical. Il a contribué à développer des techniques alternatives qui se sont avérées très efficaces, mais qui demandent de la technicité et une bonne connaissance du fonctionnement écologique des sols.
Il s’agit d’un savoir indispensable au bon maintient de l’équilibre des sols et de leur fertilité auquel Claude Bourguignon nous initie. En effet, au delà de la prise de conscience qui s’effectue petit à petit au sujet des pesticides et de la dégradation des sols, les connaissances nécessaires au bon maintient de l’équilibre et de l’agradation d’un sol requièrent  une connaissance approfondi dans différents domaines. Ces connaissance sont certes longues à acquérir et demandent temps et investissement personnel. Mais elles sont indispensables pour tout jardiniers ou agriculteurs souhaitant comprendre et apprendre à travailler avec la nature et non contre elle.
Bonne conférence.
1er partie
2e partie

vendredi 22 juillet 2016

LES PLANTES ONT-ELLES DES SUPERPOUVOIRS

LES PLANTES ONT-ELLES DES SUPERPOUVOIRS ?



Commentaire. Les plantes sont merveilleuses, elles ont de l’intuition, du ressenti, de l’empathie. Magnifique article. Merveilles de la vie.
Nous avons d’un côté une création dont nous réalisons chaque jour la merveille et de l’autre un risque majeur qui pèse sur elle.

L’ARTICLE :
Elles sont tout autour de nous : dans nos appartements, nos rues, nos parcs, nos jardins et nos bois. Leur discrétion apparente cache un trésor de sensibilité, d’ingéniosité, et peut-être même des clés pour comprendre qui nous sommes, et notre place dans l’univers.
Sans elles, nous ne serions pas là : elles nous permettent de respirer et de nous nourrir. Considérées par beaucoup comme des figurantes dans nos paysages, elles constituent 99,7 % de la biomasse de la Terre, et restent pourtant de grandes énigmes. Qui donc ? Les plantes…
Bien qu’elles soient dépourvues de système nerveux, nous savons déjà avec certitude qu’elles sont intelligentes. Mais jusqu’où va cette intelligence ? Peut-on aller jusqu’à penser qu’elles sont « conscientes » ? La conscience est communément définie comme la capacité à créer une image de soi-même et de sa position dans l’espace et le temps, en relation avec l’environnement et les autres organismes. Si les plantes n’ont pas d’yeux, de bouche ou d’oreilles, leurs « équivalents » sont toutefois hautement développés. On sait qu’elles peuvent détecter et mesurer avec précision au moins vingt paramètres physiques et chimiques, tels que la force de gravité, la lumière photosynthétique, l’humidité, la température, le vent, la qualité du sol et de l’eau, les métaux lourds, les micro-organismes, les vibrations du sol… Elles ont aussi un sens de l’orientation sophistiqué, et même une très bonne mémoire ! Le professeur Stefano Mancuso, qui étudie la neurobiologie des plantes, explique que l’on peut enseigner à un Mimosa pudica à ne plus fermer ses feuilles si le stimulus n’est pas dangereux. La plante se « souviendra » de l’information durant quarante jours. En comparaison, l’insecte a une mémoire de vingt-quatre heures ! Même nous, humains, ne faisons pas toujours aussi bien…
Intelligentes, sensorielles, et solidaires…
Mais les plantes sont aussi des organismes très sociaux. Elles ont conscience de leurs congénères, et s’inscrivent dans un rapport de collaboration, ou de rivalité. Elles communiquent entre elles par le biais de signaux électriques, chimiques et aussi, c’est peu connu, par des ondes sonores. Une sorte de « clic » émane de leurs racines, ce qui leur permet de connaître la position et le ratio de pousse de chacune et d’en informer les voisines. Impressionnant ! D’après une expérience effectuée par le Pr Stefano Mancuso, en cas de compétition – s’il n’y a qu’un seul tuteur pour deux plantes grimpantes, par exemple – la « perdante » changera de direction, et pourra éventuellement se laisser mourir… Mieux encore, l’écologue Suzanne Simard a démontré que les vieux arbres « maternent » les plus jeunes, et qu’il existe donc une forme de solidarité entre eux. Exposés à de la radioactivité, les pins d’Oregon privilégiaient lors de l’étude les jeunes pousses, grâce à un vaste et magnifique réseau d’entraide. Chacun de ces arbres peut ainsi se trouver en réseau avec plus de quarante de ses congénères.
Le physicien indien Jagadish Chandra Bose a effectué des tests mettant en évidence que les plantes ressentiraient la douleur. Plus tard, en 1966, le Dr Cleve Backster, père du polygraphe, fait une découverte sans précédent… Alors qu’il travaille pour le FBI depuis près de vingt ans en tant qu’expert en détecteur de mensonges, il ouvre une brèche, presque par hasard, lors d’une expérience sur une plante, la Dracæna massangeana. Cette découverte sera la première d’une longue liste, toutes aussi incroyables, qui démontrent l’intelligence des plantes, et bien plus encore…

Mais également empathiques et télépathes !
Le Dr Backster connecté un galvanomètre à la plante afin de voir combien de temps l’eau d’arrosage mettrait pour remonter dans les feuilles. Dès que l’eau y arrivait, il aurait dû constater une diminution de la résistance et donc une augmentation du voltage. Mais rien ne s’est passé. Il eut alors l’idée de blesser la plante, en la brûlant. Il alla chercher des allumettes, et quand il revint, à son grand étonnement, la plante avait réagi avant même qu’il ne passe à l’acte. Il a alors compris que la plante avait réagi… à son intention ! Le tracé était étonnamment similaire à celui d’un humain qui serait surpris par une émotion de courte durée. Les plantes seraient-elles télépathes ? Ces découvertes ont généré une onde de choc, non seulement dans les milieux universitaires, mais dans le monde entier. Le scientifique décida de pousser plus loin le test. À des moments déterminés de façon aléatoire par un générateur, des crevettes vivantes devaient tomber dans de l’eau bouillante. Autour d’elles, des plantes raccordées à un polygraphe faisaient office de témoins. Aucun être humain n’était présent dans la pièce, pour ne pas fausser l’expérience. Les résultats démontrèrent que les plantes avaient à chaque fois « senti la mort », ou plutôt perçu la destruction cellulaire des crevettes, à l’unisson. Une forme d’« empathie végétale ». Il appela ce phénomène la perception primaire ou, en termes plus académiques, la biocommunication cellulaire.
Cleve Backster a enseigné ce nouveau champ à une poignée d’élèves doctorants privilégiés. Parmi eux, le docteur en biophysique Denis Bédat, qui nous raconte la frénésie, l’incroyable énergie qui habitait les élèves du Pr Backster : « On était comme des enfants dans un magasin de bonbons. Notre vie sociale s’est arrêtée, il n’y avait plus de place dans notre vie que pour faire des expériences ». Le Dr Bédat est riche d’une trentaine d’expériences qui renseignent sur les liens étonnants qui relient le vivant, à l’échelle d’une plante comme à l’échelle de micro-organismes. Il semblerait donc comme celle des bactéries, il y ait une conscience profonde. Elle existerait dans toute chose, et serait à la fois collective, connectant le tout, et individuelle. Denis Bédat explique que ces manifestations de la vie sont connectées de manière hiérarchique. Par exemple, une araignée née dans une plante est hiérarchiquement supérieure à cette dernière, puisqu’elle a un système nerveux, et l’être humain est au sommet de cette pyramide. Le Dr Backster l’a démontré en faisant peur à la petite araignée de leur salle de classe. La plante qui l’hébergeait a réagi en synchronie au stress de l’insecte. Les éléments vivants de notre entourage se connectent à nous, et nous à eux.
Une expérience menée avec des tomates fut tout aussi épatante. Les étudiants ont sélectionné deux tomates issues de la même grappe, et relié celle de gauche à un électroencéphalogramme (EEG), puisque les plantes utilisent les mêmes fréquences électriques que notre cerveau. Une personne devait ensuite entrer dans la pièce, pleine de mauvaises intentions à l’égard de la tomate de droite, puis la découper sauvagement. L’appareil indiqua une réaction chez la tomate de gauche dès que les yeux de la personne s’étaient posés sur sa jumelle. Le tracé s’est emballé lorsque l’expérimentateur a commencé à la découper. Et puis, de manière extraordinaire, le tracé a chuté radicalement à la moitié de son niveau habituel, comme si la tomate était « tombée dans les pommes » ! Il a fallu attendre le lendemain matin pour que son rythme électrique redevienne normal. Mais quand le « tueur de tomates » passa dans la pièce pour se renseigner sur les résultats de l’expérience, le tracé de la tomate s’emballa à nouveau, comme si elle l’avait reconnu…
D’après Denis Bédat, ces expériences ont démontré que les plantes enregistrent l’appréhension, la peur, le plaisir et le soulagement, et que pour obtenir d’elles une réaction, il faut qu’elles soient connectées à leur propriétaire : qu’il les arrose et leur porte de l’attention. Il explique aussi que les plantes réagissent lorsque qu’elles sont en danger de mort. C’est aussi le cas pour les fruits et les légumes, qui vont réagir si l’on s’apprête à les manger, mais cela ne fonctionne pas si l’on fait seulement semblant. Durant un test, le scientifique a connecté une plante à un EEG et l’a placée dans une chambre de Faraday, un espace qui bloque toutes les ondes électromagnétiques. Son propriétaire était dans une autre pièce, connecté à un électrocardiographe, devant un écran où des images étaient projetées dans le but de déclencher des émotions. Lorsqu’il vivait une émotion forte, sa plante réagissait huit fois sur dix, et ce malgré la cage de Faraday… Ce qui prouve que la communication ne se fait pas seulement par le biais du champ électromagnétique d’ondes connues (radio, TV, micro-ondes…), mais à travers un champ quantique dans lequel, hypothétiquement, quels que soient la distance et les obstacles, la communication est toujours instantanée.
Quel est donc ce champ quantique, qui relie tout être vivant et toute chose ? Nous pouvons pour l’heure constater son effet, et développer des théories sur son fonctionnement (voir le dossier page 54), tout en gardant en tête que la biocommunication cellulaire détient peut-être les clés d’une plus grande connaissance dans de nombreux domaines. Elle pourrait ainsi bouleverser les préceptes fondamentaux de la génétique, de l’horticulture, de la botanique, de la pathologie, et tant d’autres encore…
http://www.inrees.com/articles/plantes-superpouvoirs/

Article paru dans la Lettre médecine du Sens n° 122

Néocotinoïdes tueurs d’abeilles : Une loi sans courage

Néocotinoïdes tueurs d’abeilles : Une loi sans courage


Dans le cadre de la loi de biodiversité les députés ont voté enfin l’interdiction des néonicotinoïdes. ce produit neurotoxique tueur d’abeilles. Cocorico ! Sauf qu’il y a des couacs : entre les délais d’applications et les dérogations, ce n’est plus vraiment une interdiction et que d’ici 2020, des centaines de milliers de colonies d’abeilles auront encore le temps de disparaître.  Les ONG environnementales ne sont pas vraiment satisfaites..
C’est une loi sans courage qui ménage la chèvre et le chou. Ce système de lobbying est une plaie !!

Ce qu’en dit Le Monde/Planète :

Entre état d’urgence et loi travail, la biodiversité a finalement réussi à se frayer un chemin au Parlement. Quarante ans après la loi de 1976 sur la protection de la nature, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, mercredi 20 juillet dans la soirée, le projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ». Avec un signal fort : l’interdiction des insecticides « tueurs d’abeilles ». Toute la gauche a voté pour, alors queLes Républicainset l’UDI ont voté contre.
La gestation de la loi aura été laborieuse : le texte, annoncé parFrançois Hollandevoilà presque quatre ans, a connu pas moins de quatre lectures et de multiples tribulations au cours des deux années de navette entre députés et sénateurs, sur lemode trois pas en avant, deux pas en arrière, un pas de côté. Avec cette loi, « la France se dote de principes renforcés, d’outils nouveaux, de mesures fortes pour favoriser une nouvelle harmonie entre l’homme et la nature », se félicite la secrétaire d’Etat à la biodiversité, Barbara Pompili. L’enjeu était d’autant plus crucial que la France, grâce à ses territoires d’outre-mer et l’importance de son espace maritime, abrite des écosystèmes tout aussi riches que menacés.
Le résultat est pourtant en demi-teinte. Tout au long de son examen, ceprojet de loi a en effet été soumis aux lobbys des chasseurs, des agriculteurs et des industriels de l’agrochimie, de l’huile de palme ou de la pêche en eaux profondes. Lesdébats ont aussi été brouillés par les dissensions gouvernementales qui ont notamment opposé les ministres de l’environnement et de l’agriculture. Au final, cet arsenal de mesures destinées à lutter contre le déclin de la biodiversité et la destruction des milieux naturels se trouve quelque peu émoussé.

FRANCE INTER DONNE LA PAROLE AUX ONG

Dans la nuit de mercredi à jeudi, en 3e lecture du projet de loi Biodiversité, l’Assemblée nationale a certes interdit ces produits neurotoxiques nocifs pour les abeilles à partir de septembre 2018. Mais cette interdiction est accompagnée de dérogations possibles jusqu’en 2020.
 Les néonicotinoides, sont mis encause dans l'hécatombe des abeilles.

L’interdiction des néonicotinoïdes ne sera pas réelle

« Dans la pratique, l’interdiction des néonicotinoïdes ne sera donc pas réelle avant 2020! », explique l’ONG Générations futures. « Sachant qu’ils déciment environ 300.000 colonies d’abeilles tous les ans en France, ce sont 1,2 million de colonies dont l’Assemblée vient de décider de la disparition », détaille l’association. « Le gouvernement doit se reprendre » estime-t-elle. La Fondation Hulot (FNH), se dit « soulagé » du maintien de l’interdiction en 2018, « seul signal susceptible d’imposer progressivement des alternatives à l’usage de ces produits dangereux ».

Se prémunir des maladies transportées par les insectes

Mais elle critique aussi la possibilité de dérogations. Ces dérogations seront décidées seront décidées sur arrêté ministériel, « alors que les alternatives existent et que deux années sont suffisantes pour faire sortir ces produits des fermes ». Ces pesticides sont très persistants dans les sols et les eaux, « disparaîtront réellement (…) deux ans après leur interdiction », explique l’ONG.
L’ONG « Agir pour l’environnement », estime que « la pression du lobby agricole a encore payé »: « ce gouvernement a une nouvelle fois pris une décision qui revient à simuler une interdiction qui dans les faits n’adviendra que dans quatre longues années ».
Pour se prémunir des maladies transportées par les insectes, une partie des producteurs pensent ne pas avoir d’autre choix que les néonicotinoïdes. De leurs côtés, les associations de défense de l’environnement et les apiculteurs évoquent d’autres solutions comme la rotation de cultures et la lutte biologique. Le vote définitif doit intervenir en juillet.