L'ėco-S, tout un monde dans sa main . Laboratoire Hermestique. ARWA Ofwood


Quelques sont les différence entre un bonsaï
et nos L'ėco-S ?


OBSERVES ! EXPÉRIMENTES ! APPRENDS ! À L'INFINI !


Je fais des écosystèmes sur pierres, la différence entre le monde dit du ''bonsaï'' et L'ėco-S est sur harmonie des espèces (faunes et flore) et le travail sur la terre, le respect des principes naturelle de la biologie. Mise en pratique des méthodes pèrennent d'agriculture dite ''alternative ''. Enfaite c'est ça, l'art du bonsaï avant d'être esthétique (coupe de branches et de racine). Historiquement, l'art dit du bonsaï n'est pas née en Chine et encore moins du Japon, mais bien d'Égypte il y a plusieurs milliers d'années, dans un but plus terre à terre, la sur-vie. Donc la compréhension des principes biologique d'un éco-système donné. Aujourd'hui, il me paraît évident que opposition L'ėco-S/bonsaï pourrais se résumer par la forme glyptique ying et yang . Enfin un de nos L'ėco-S est plus simple à entretenir qu'un des plus beau et des plus ancien bonsaï, puisque tous le système d'un L'ėco-S est tourné vers la profusion de vie (biostasie) la micro-faune est votre auxiliaire de jardinage la microbiologie se charge de l'engraissage, favorise la coopération et l'équilibre de l'écosystème. Il ne vous reste plus qu'à arroser. Un des nombreux points forts de L'ėco-S est son côté pédagogique mise en valeur dans le livret muet de L'ėco-S, offert avec. C'est dans ce livret où vous pourrez, littéralement, ''passé derrière le miroir'' en découvrant le rôle de chaques acteurs de l'éco-système.

mardi 28 juin 2016

"Les ateliers et laboratoires : les bonsaïs de Martigues " un savoir, une technique, une symbiose. UNE RARE PHOTO du travail alchimique : écosystème complet sur schiste rouge

"Les ateliers et laboratoires : les bonsaïs 

de Martigues " un savoir, une technique, 

une symbiose.


UNE RARE PHOTO du travail alchimique : écosystème 

complet sur schiste rouge de chez " les bonsaïs de 

Martigues "

Photo :
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Nous vous présenterons régulièrement, le travail de ces Artistes; mêlant l'originalité et la rigueur scientifique dans l'harmonie de leurs œuvres. Des réalisations uniques  qui ne nous laissé pas insensibles, comme vous avez pus le constater. Ils ont soulevé le voile d'Isis !

Ces écosystèmes sont réalisé sur les bases de la permaculture ce qui garantie une longévité et une simplicité d’entretiens. Permet une initiation ludique, unique et esthétique à la permaculture. Un savoir, une technique, une symbiose. 

En écologie  un écosystème est l'ensemble formé par une association ou communauté d'êtres vivants (ou biocénose) et son environnement biologique, géologique, édaphique, hydrologique, climatique, etc. (lebiotope). Les éléments constituant un écosystème développent un réseau d'échange d'énergie et de matière permettant le maintien et le développement de la vie. Le terme fut forgé par Arthur George Tansleyen 19351 pour désigner l'unité de base de la nature. Unité dans laquelle les plantes, les animaux et l'habitat interagissent au sein du biotope. Dans l'écosystème, le rôle du sol est de fournir une diversité d'habitats, d'agir comme accumulateur, transformateur et milieu de transfert pour l'eau et les autres produits apportés.


Merci aux " atelier et laboratoire : les bonsaïs de Martigues " pour cette future collaboration et pour l'aimable autorisation de publié cette photo prise par téléphone, qui n'est pas de bonne définition ! Mais je ne pouvais résister, de vous présenté en exclusivité cette équipe d'artistes talentueux !  

 Pour pénétrer dans cette oeuvre quelques explications :

Conférence C. Bourguignon : "Garder le lien avec la terre"




Hermétisme et Alchimie 

Histoire du bonsaï

Histoire du bonsaï 

histoire bonsaï


Né en Egypte, développé en Chine puis codifié au Japon, l'art de la culture des arbres en pot remonte à 4 000 ans. Une formidable épopée planétaire qui n'a touché l'Europe finalement qu'assez tardivement en 1878.Selon des écrits retrouvés de l'époque des pharaons, la culture des plantes en pots aurait commencé sur les rives du Nil en Égypte il y a environ 4 000 ans. A l'époque, la technique était principalement destinée à faciliter les déplacements des plantes. Plus tard, les Grecs, les Babyloniens, les Perses et les Indiens reprirent la technique pour les mêmes raisons pratiques. La culture dans un but esthétique fût quant à elle inventée par les Chinois à l'ère de la dynastie des Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.). A l'époque, la technique du Bonsaï s'attachait à recréer un paysage dans une coupe. C'est sous la dynastie Qin (220 - 581) que les premiers arbres uniques dans un pot firent leur apparition.

histoire bonsaï

Les bonsaï à structure codifiée tels que nous les connaissons aujourd'hui ont été créés au Japon. C'est vraisemblablement aux VIe et VIIe siècles que l'art de la culture du Bonsaï traversa les mers pour gagner le Japon avec les moines bouddhistes chargés de répandre leurs convictions. Si quelques écrits en attestent, il semble que toutefois l'engouement des Japonais pour cet art ait du attendre plusieurs siècles.
Ainsi, sous la dynastie Yuan (1279 - 1368 après J.-C.), il est confirmé que des ministres et de marchands japonais ramenèrent des arbres de Chine et il faudra attendre l'exil forcé d'un fonctionnaire chinois, Chu Shun-sui en 1644 pour qu'une collection complète débarque au Japon. Cet homme grand amateur de Bonsaï fuyait  la domination mandchoue et pour s'occuper en terre d'exil, il initia quelques Japonais. Pendant des siècles, quelques privilégiés perpétuèrent ces enseignements. Seules les classes dominantes, féodales et religieuses en avaient la maîtrise. Il faudra encore attendre la première exposition nationale de bonsaï à Tokyo en 1914 pour que la culture du Bonsaï se démocratise. La culture du bonsaï n'a finalement été reconnue comme art au Japon qu'en 1934.
En Europe, le premier Bonsaï a être exposé fut amené spécialement pour la troisième exposition universelle de Paris, en 1878.  Les documents de l'époque montrent des Bonsaï totalement différents que ceux que nous connaissons aujourd'hui. La codification actuelle date en effet des années 1950. Pendant la seconde guerre mondiale, les américains importèrent de nombreux spécimens du Japon. A partir de 1965, les bonsaï vont déferler sur l'Europe principalement en Allemagne et aux Pays Bas. Leur succès en France n'est apparu que dans les années 1980.

La période égyptienne


La reine Hatchepsout (1479 - 1458 av. JC) aurait fait charger des bateaux de plantes en pots à destination des jardins de son temple funéraire à Deir el Bahari (vallée des reines). On peut penser que cette culture a rapidement traduit la volonté de maîtriser la nature dans son sens esthétique à l’instar des grecs qui agrémentaient les abords de leurs temples avec des arbres en pot. D’autres gravures montrent que les Egyptiens cultivaient et transportaient des arbres dans des filets ou des pots. Cette technique de culture traversa les océans et arriva en Chine vers le 3ème siècle av. JC.


Gravure de Hatchepsout.

La période chinoise
La Chine est le plus grand "réservoir" du monde de plantes et arbres d’une infinie variété. Elle peut également être considérée comme la mère des jardins.


La Dynastie des Han : 206 av. JC – 220 ap. JC

C’est au cours de cette période que fut inventée la culture des arbres miniatures dans un but esthétique. Les montagnes sont représentées par des pierres disposées dans les jardins. Là, l’arbre n’est qu’une composante de ces paysages reconstitués en miniature.


La Dynastie Qin 220 - 581 ap. JC

C'est sous la dynastie Qin (220 - 581) que les premiers arbres uniques dans un pot firent leur apparition, ils étaient alors appelés "P’en-tsaï" penjing (arbre unique dans une coupe). Une peinture murale montre une servante portant un P’en-Tsaï sur une tombe du prince Zhang Huaï à Xi’an. Un haut fonctionnaire qui était aussi un poète, Ton Gen Ming (364-427) aurait écrit le 1er traité sur les arbres cultivés.


La Dynastie des T’ang 618 - 907 ap. JC

Sous cette ère, les paysages sont souvent célébrés selon la poésie lyrique de type "fu", celle du poète Dù Fù (712 - 770) qui connut un vif succès.


Portrait de Dù Fù.
La première transcription (écrite) connue du bonsaï remonte à cette période. On ne parlait pas encore de bonsaï, mais de penjing (). Le Penjing (Pun Ching ou Punsai) est un terme chinois qui signifie littéralement "pot et paysage". L'art du penjing consiste à faire pousser des arbres et des plantes dans des pots tout en recréant un paysage. Il est à l'origine des bonsaï japonais. Le penjing existerait depuis le IIème siècle mais il s'est surtout développé à cette époque.

Miniature landscape de Gothaer Penjing Album, Canton, c.1800, for export to Europe.
Pour preuve de l'existence de cet art à cette époque, des archéologues ont découvert en 1971, dans la tombe du prince Zhang Huai, décédé en 705, une fresque peinte sur les parois de sa tombe. Elle représente deux valets portant, l'un un paysage en miniature, et l'autre un vase en forme de lotus contenant un arbre avec des feuilles vertes et des fruits rouges.

Aujourd'hui, en Chine, la tradition des pengjing se perpétue, avec plus d'ardeur que celle des bonsaï.
La création de paysages répond au besoin de mettre en scène la manifestation des forces de la nature, expression du Tao. Le Tao est une des plus anciennes philosophies asiatiques qui s’appuie sur l’observation de la nature, des faits, de l’environnement. Le bonsaï dégagerait une force majeure, prolongerait la vie et garantirait une jeunesse éternelle à son gardien, adepte du Tao. Les arbres, les roches, mais aussi l’espace qui les sépare sont l’expression de souffles, de forces invisibles qui se matérialiseraient en des formes étonnantes pour un occidental.


Les cultivateurs s’inspirent des positions de la gymnastique taoïste, imitant des postures, mettant en jeu l’asymétrie, et la compensation des parties aériennes par un enracinement latéral. Une codification du bonsaï par rapport à cette gestuelle est alors créée. On peut noter ici une origine du principe d’asymétrie antérieure à celle du bouddhisme zen et la correspondance étroite entre les deux arts. Cette codification est toujours vivante, notamment en chine et au Viêt-Nam.


La Dynastie des Song 960 - 1279

Sous la dynastie des Song, des annales font référence à un sage qui savait créer dans un seul pot, et donc dans un petit espace, une impression d’immensité. Sous la dynastie des Song du sud, apparut petit à petit, à force de travail et de modification, le bonsaï tel que nous le connaissons aujourd’hui. C’était alors un art réservé à la noblesse pour son délassement.


Des expositions sont organisées dans les demeures de riches amateurs. Les paysages miniatures d’inspiration religieuse sont, à partir du 12ème siècle, appréciés à travers leurs qualités esthétiques. L’esthétique des compositions est influencée à cette période par le bouddhisme Ch’an. Elles véhiculent de nouvelles valeurs : l’idée de complémentarité, de relations invisibles, trouve là ses origines : le grand est dans le petit, un monde dans une coupe, l’idée de représentation d’un paysage, de représentation d’un ensemble par un simple indice (voie négative), la vertu bénéfique, agissante et protectrice, ainsi que le renforcement de l’identité.


L’apport du bouddhisme Ch’an est ici fondamental car il conduit au bouddhisme japonais (zen). Entre le 11ème et le 14ème siècle, l’image du bonsaï a été véhiculée au travers de l’Asie, de la Thaïlande aux Indes, de l’Indochine au Japon par les moines bouddhistes et la pratique du bonsaï s’est étendue au-delà des frontières chinoises.


La Dynastie impériale des Ming 1368 - 1644

Sous cette dynastie, la société chinoise atteint un sommet politique et culturel. Les Ming donnèrent une grande importance au pot très décoré contenant l'arbre non travaillé. Le paysage en chine ne saurait faire abstraction de ce que l'architecture vient y mettre : l'élément sable y évoque l'eau d'où toute vie est issue, et les roches qu'on y voit évoquent les montagnes qui sont l'ossature de la terre. Ce sont elles qui représentent la puissance créatrice du sol.


Mais la pensée, elle, est toujours en mouvement, la vie est aussi mouvement, c'est ce que les arbres ont mission de suggérer. Dans toutes les plantations, un élément visuel symbolise la sagesse.


La Dynastie Qing 1644 - 1911

Durant cette période, le p'en-tsaï n'est plus une occupation réservée à la noblesse, mais devient accessible à tous. La pratique se diversifie dans les régions de la Chine et donne naissance à de nombreux styles populaires locaux. Toutefois, ces styles tomberont ensuite en désuétude.


De la révolution culturelle à aujourd’hui 1960 - 2012

Au début des années 1960, la révolution culturelle met un frein brutal à l’évolution du bonsaï, celui-ci est déclaré décadent, car il représente un symbole de bourgeoisie. La majeure partie des collections est détruite ainsi que de nombreux objets d’art.


Quelques jardins sont épargnés, notamment celui de Shanghai. L'art du bonsaï a aujourd'hui repris sa place en Chine. C’est paradoxalement le commerce et l’exportation massive qui redynamise cette pratique à partir des années 1980. Des communes populaires comme des agriculteurs privés développent la culture des bonsaï. La coutume n’a pas été rompue et il n'est pas rare d'en apercevoir dans les rues, devant des habitations ou sur des étals.


Le bonsaï est resté un art très populaire en Chine. A Suzhou (100 km de Shanghai), capitale du roi des Wu, comme à Longhu (Shanghai), des parcs sont consacrés aux bonsaï. L’attachement à la nature sous toutes ses formes est une valeur persistante très présente dans les oeuvres d’art chinoises, elle sera transmise au japon.

La période japonaise

Si les Chinois ont inventé le bonsaï, les Japonais ont créé les bonsaï à structure codifiée tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Les premières traces du bonsaï au Japon datent de l'époque Kamakura.
La date d’introduction du bonsaï au Japon n’est pas sûre: au 6ème siècle avant le bouddhisme (an 538 ap. JC), ou entre le 8ème et le 12ème siècle (ère Heian) avec la propagation du Zen. Mais, l’ère Heian a précisément été marquée par la résistance aux influences chinoises.


Au 14ème siècle, le Japon, alors en pleine expansion, découvre le bonsaï et lui donne ses lettres de noblesse en érigeant des règles strictes dans la culture de ces arbres. Il fallait tendre à la perfection. La collection du Palais Impérial de Tokyo montre des bonsaï créés au 15ème siècle, encore magnifiques.


Les circonstances de l’introduction des premiers arbres en pot au pays du soleil levant restent comme en Chine encore incertaines. C'est vraisemblablement aux 6ème et 7ème siècles que l'art de la culture du bonsaï traversa les mers pour gagner le Japon avec les moines bouddhistes chargés de répandre leurs convictions.


Les moines, qui soignaient les malades sur leur route, transportaient les plantes médicinales dans des pots. Mais, il se peut aussi que des marchands chinois et japonais, ou des dignitaires de la cour impériale, aient, à partir du 12ème siècle, ramené des arbustes comme cadeaux à l’Empereur.


L’ère Heian 794 - 1185

Cette période est considérée comme étant l’apogée de la cour impériale, et est célèbre pour ses arts, plus spécifiquement sa poésie et sa littérature. Le mot "Heian" signifie "paix" en japonais. Durant cette période, des moines, des commerçants ou encore des guerriers chinois auraient apporté les premiers spécimens de bonsaï au cours de leurs incursions.


L’ère Kamakura 1185 - 1333

La représentation de petits arbres en pot apparait sur les rouleaux du moine Honen Shonin (1133 ap. JC à 1212), fondateur du courant amidiste (fin de l’époque Heian et début de l’époque Kamakura).


Rouleau du moine Honen.
Durant cette période, les bonsaï sont affiliés à des objets d'art. Ils sont un signe de grandeur pour les seigneurs de l'époque. Objets de luxe, ils évoquent bien un nouvel état d'être dont le raffinement est poussé à l'extrême.


L’ère Muromachi 1336 - 1573

Un jeune jardinier, Muso Soseki, maître dans l'art des jardins et de la voie de l'écriture créa en 1338, à Kyoto le premier jardin "sec", dans l’espoir de réveiller chez ses compatriotes l’amour de leur nation, alors déchirée en deux clans (les Shoguns Minamoto et Hojo).


Muso Soseki.
Cette période troublée s’acheva d’ailleurs l’année suivante, alors que la renommée du jardinier et de sa création (une cataracte immobile où les pierres remplacent l’eau) s’était répandue comme une traînée de poudre.


Plus tard, Seami (1363 - 1444), acteur et dramaturge dite de Muromachi (1333 - 1582), raconte au théâtre l'histoire du régent de Kamakura, Hôjô Tokiyori, qui, pour un pauvre homme nommé Tsuneyo, avait brûlé trois beaux bonsaï, qui représentaient ses seuls biens, afin de le réchauffer.


Durant cette période qualifiée d'époque rococo japonaise, les arts en général et les écoles d'art floral et d'horticulture en particulier, deviennent prospères. Et, dans les dernières années du 14è siècle, on commence à exposer les arbres en pot, non plus seulement à l'extérieur, mais dans les pièces d'apparat, c’est-à-dire dans l’alcôve centrale de la maison (Tokonoma) réservée au culte domestique des ancêtres et du Japon.


Tokonoma d'une maison japonaise.
Pendant longtemps, les bonsaï furent réservés aux classes dominantes, féodales et religieuses. C’était l’apanage des Samouraï, la classe guerrière chargée de défendre et d'exalter le sol national.


L’ère Edo ou ère Tokugawa 1615 - 1867

Au 16ème siècle, la bourgeoisie devenue abondante et la noblesse moins importante, cette première étudia à son tour le raffinement de cet art de vivre. Les bonsaï à cette époque étaient assez grands si l'on en juge par les gravures et peintures les représentant. Ils pouvaient s'élever à 1,40 mètres. Les bonsaï se dressaient souvent en forme de pyramide.


Cependant, cet art ne fut réellement intégré à la culture japonaise que lorsqu'un fonctionnaire chinois, Chu Shun-sui, fuyant la domination mandchoue en 1644, emporta sa collection avec lui. Il initia ainsi quelques Japonais à la culture des futurs arbres en pot appelés bonsaï.


Exemples de bonsaï.
Dès lors, les bonsaï connaissent une codification progressive de leurs styles, notamment durant la période Edo (1615 – 1867) qui fut une époque de grandes créations, et où l’on commença à faire la distinction entre penjing, arbre en pot ou en récipient et bonkei (arbre sur un plateau).


Dans les premiers, on trouve l'être, la créature, au premier plan. Dans les seconds, on retrouve les éléments maîtres de la nature (l'eau, la montagne, la végétation). Citons au passage, la villa impériale de Kataura (une ville située à 30 km au nord de Tokyo), villa des princes de la période Edo, ses jardins sont de véritables chefs-d’oeuvre de jardin Japonais.


Les principaux styles étaient toutefois déjà connus des éleveurs de l'époque. Le choix des arbres se portait sur un grand nombre de conifères et d'arbrisseaux couramment utilisés. Les bonsaï étaient installés dans des grands vases en céramique, finement travaillés, aux couleurs vives et brillantes, ce qui donnait une véritable allure à ces arbustes de l'époque. L'art du bonsaï (ou Pun-saï) gagna une popularité qui se confirma au 18ème siècle.


Un beau pin.
L’ère Meiji 1868 - 1911

Le mot "bonsaï" tel que nous le connaissons aujourd’hui apparaît sous cette dynastie.


Après la chute du gouvernement féodal en 1868, le pays met fin à la politique d’isolement volontaire (sakoku). Le Japon tout entier s’ouvre vers l’Occident. Le bonsaï connait un développement rapide, car les échanges commerciaux sont plus nombreux. Les voyageurs et les grands collectionneurs transportent du Japon une moisson de plantes et d'arbustes peu connus. Le grand siècle de l'exotisme fait connaître les bonsaï en Europe.


Les échanges avec l’Occident emmènent un progrès sensible dans la connaissance botanique et arboricole. Ces arbustes souvent centenaires et plus, se transmettent en héritage comme un bien précieux et symbolisent pour les européens le raffinement nippon.


L’ère Taisho 1912 - 1926 - L’ère Shöwa 1926 - 1989

La société japonaise est en mutation et il faut attendre la première exposition nationale de bonsaï à Tokyo en 1914 pour que la culture du bonsaï se démocratise. Elle n'a finalement été reconnue comme art au Japon qu'en 1934. La première exposition nationale de bonsaï à Tokyo date de 1914, et la plus importante exposition annuelle se déroule au Musée d’Art de la capitale depuis 1934, c’est la Kokufu ten.


L’ère Heisei - depuis 1989

Aujourd'hui, bon nombre de Japonais s'adonnent à la culture des bonsaï, renouant ainsi avec les traditions ancestrales. De nos jours, les majestueux bonsaï centenaires ne sont plus exportés et restent gardés au Japon. Ils font partie du patrimoine national, légués de père en fils. De nombreux soins et une véritable vénération leur sont voués.

L’arrivée du bonsaï en Europe
C'est au 19ème siècle que le bonsaï apparaît en Europe par des voyageurs qui découvrent l’Orient et qui mettent l’art oriental à la mode.


Les expositions

Le premier bonsaï à être exposé fut amené spécialement pour la troisième exposition universelle de Paris en 1878. La collection de bonsaï exposée au Trocadéro par M. Kasawara était composée de conifères ; il y avait également quelques érables. Les critiques de l'époque ne sont pas tendres, qualifiant ces arbres en pot d'aberration. Cet accueil négatif est une réaction à un phénomène culturel inconnu issu d'une autre civilisation.


A l’exposition de 1900 à Paris, un horticulteur de Tokyo, nommé Hatta, expose une importante collection de bonsaï. Un visiteur frappé d’admiration, les achète tous et prend Hatta à son service. Hatta meurt à Boulogne trente ans plus tard après avoir créé le jardin japonais dont les restes, après l’abandon et les saccages de l’Occupation, sont visibles au Parc Départemental des Hauts de Seine, à Boulogne. Le visiteur s’appelait Rothschild.


En mars 1902, la Société nationale d'horticulture de France (SNHF) expose 103 bonsaï venant de la pépinière Yamanaka d'Osaka. Cette exposition connaît un franc succè, et 17 médailles lui sont décernées ! L'exposition est suivie d'une vente à l'Hôtel-Drouot, sous l'expertise d'un certain M. Bing qui tient à Paris un commerce d'objets orientaux.


BONKAI. MODELE DE JARDIN MINIATURE (exposé à l’exposition du temple show,
à Londres en 1902).
Une autre collection de bonsaïest constituée, entre 1920 et 1925, par M. Albert Kahn dans ses célèbres jardins thématiques à Boulogne-Billancourt. Il fait venir du Japon à la fois le matériel et les hommes nécessaires à la réalisation et l'entretien du Jardin japonais. Malheureusement, les précieuses poteries anciennes qui contiennent les bonsaï suscitent des convoitises, et la collection est anéantie par des vols successifs.


A partir de 1965, le bonsaï déferle sur l'Europe principalement en Allemagne et aux Pays-Bas. Leur succàs en France n'est apparu que dans les années 1980. En 1969, de nombreux pays exposent leur savoir-faire horticol aux Floralies internationales au Parc floral de Paris. Le Japon y présente une superbe collection de bonsaï.


Vers 1970, Rémy Samson organise la première exposition publique française. C'est le point de départ d'un engouement pour les bonsaï en France, engouement qui ne s'est pas démenti à ce jour.

Les publications

Les documents de l'époque montrent des bonsaï totalement différents de ceux que nous connaissons aujourd'hui. La première allusion aux bonsaï a été faite par Paul Sédille dans la Gazette des Beaux-Arts de septembre 1878. D'amusants fascicules traitent de l'art du bonsaï avec beaucoup de naïveté et de poésie. Ils avaient pour titre : "Les japonaiseries", "Essais sur l'horticulture japonaise", "Le jardin japonais" ...


Extrait de "l’essai sur l’horticulture japonaise" - E. A. Carrière (1816 - 1896)

Les figures 55, 56 et 57 montrent des résultats remarquables, qui nous paraissent difficiles à expliquer, sinon hypothétiquement. En effet, la tige, très réduite, est placée plus ou moins haut, à l'extrémité de nombreuses racines simples ou ramifiées qui semblent nager dans l'air et qui, supportées par des tuteurs, descendent et viennent s'implanter dans la terre du vase pour y puiser leur nourriture.


De gauche à droite :
Fig. 55. - Jeune Pinus densiflora soumis au monstruosisme.
Fig. 56. - Pinus densiflora soumis au monstruosisme.
Fig. 57. - Pinus densiflora rendu difforme par le traitement (au 1/8 de grandeur naturelle).
Dans la plupart des cas, on ne distingue même pas le point de départ de la tige et de la racine, qui alors semblent se confondre. Ainsi, en examinant avec attention la figure 57, on semble apercevoir la fin de la tigelle radiculaire à la ramification a, et à partir de là jusqu'au point b, où étaient placés les cotylédons, ce qui pourrait être considéré comme le collet, de sorte que, au-dessous de ce point, se trouverait encore une partie de la tigelle qui, en s'amincissant, va se confondre avec les racines proprement dites.


Les branches et leurs ramifications, qui constituent la tête de l'arbre, ainsi que le montrent ces mêmes figures, sont contournées et attachées de manière à donner à l'ensemble une forme naine et surtout monstrueuse. On comprend, en effet, que si on les abandonnait à elles-mêmes, ces ramifications deviendraient plus vigoureuses et prendraient la direction verticale, ce qui, probablement, serait contraire au but que poursuivent les Japonais.



Voici ce qu’écrit P. Maury dans "Sur les procédés employés par les Japonais pour obtenir des arbres nains" en 1889 :


Aujourd'hui même j'ai étudié les arbres nains de l'Exposition d'horticulture japonaise et j'ai eu la bonne fortune de recevoir de M. Saichiro Takuda, attaché à la section botanique du Muséum impérial de Tokyo, et de M. Kasawara, exposant, des renseignements précieux sur les procédés employés pour obtenir ces curieux monstres végétaux. L'intéressante communication de M. J. Vallot, qui par la simple observation est arrivé à découvrir certains de ces procédés, m'amène naturellement à en entretenir quelques instants la Société. La description si exacte qu'il vient de nous en donner me dispense de les décrire à nouveau et me permet de dire tout de suite comment on les obtient.


Déjà, à l'Exposition universelle de 1878, les arbres nains de la section japonaise, moins nombreux et moins variés que ceux de l'Exposition actuelle, ont attiré l'attention des botanistes et des horticulteurs français. M. Carrière, dans un article publié par la Revue horticole (1878, p. 271), émit diverses hypothèses sur les moyens employés pour obtenir cette nanisation, suivant son expression, et, comme M. Vallot, il attribua avec raison une grande influence au contournement et à l'attachage de toutes les branches. Il crut, à la suite d'expériences, pouvoir encore indiquer comme moyen de nanisation l'enlèvement méthodique d'un certain nombre de feuilles, ce qui réduit la surface assimilatrice de la plante et ralentit le développement.


On vient de voir que M. Vallot propose un troisième moyen, la taille des rameaux primaires et du pivot, combinée, lorsque cela devient nécessaire, avec le greffage. Voici ce que m'ont appris les horticulteurs japonais.



En 1902, Albert Maumené publiait le premier essai sur les bonsaï.


Couverture du manuscrit de Albert Maumené "Les Arbres Nains Japonais".
En 1904, une approche un peu plus sérieuse a été faite par Henri Coupin.


La codification actuelle des bonsaï date d'après la dernière guerre mondiale, et a été principalement répandue par John Naka qui est à l'origine d'un livre en deux tomes sur les techniques du bonsaï qui fait office de livre sacré dans le monde entier.


Des essais sérieux parurent sur les procédés employés par les Japonais pour obtenir des arbres nains. Aussi bien en France qu'en Angleterre, on s'intéresse à cet art nouveau pour les occidentaux.


Pendant la seconde guerre mondiale, les américains importèrent de nombreux spécimens du Japon. Aux Etats-Unis, des bonsaï ont été rapportés du Japon après la guerre du Pacifique ; ce mouvement s’est amplifié grâce à l’importante population d’origine japonaise, et s’est étendu aux pays anglo-saxons.


Depuis une vingtaine d'année, la mode du bonsaï touche de plus en plus les différentes couches de la population européenne, des fleuristes importent des bonsaï pour répondre à la demande. Il se crée des associations ou des clubs où les amateurs se retrouvent pour parler de leur passion, échanger leurs bonsaï ou se donner des conseils.


Actuellement, de nombreuses publications et magazines permettent aux débutants d’acquérir les connaissances de bases ou aux initiés de parfaire leur art.


Un musée du bonsaï a été créé à Chatenay-Malabry en 1970.

Un autre voit le jour en région PACA dans les années 80.
source
http://www.hommeetnature.com/bases-tao.html
http://bonsai.aubois.free.fr/histoire.html
http://www.lebonsai.com
http://www.phoenixbonsai.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/
http://www.chinacrafts.org/fr/Chinese_handicrafts_category/HTML/10158.html
http://www.passionbonsai.org/un-peu-d-histoire
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Médika ethno échoppe - L'école du touché: "Les ateliers et laboratoires : les bonsaïs de M...

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lundi 27 juin 2016

SPNE, ARWA Ofwood et clément Dubois en collaboration.

Une petite visite des locaux.  Sur plus de 3 étages, dont 2 nous sont réservés pour nos expérimentations et nos recherches. Abientot















lundi 20 juin 2016

Notre artiste ARWA Ofwood dans le cadre de ses fonctions de chargé de mission après de la SPNE


Arwa Ofwood a ajouté 3 photos.
samedi, à 12:00 PMPublic
Les Éco-S sont de sortie à martigues (jardin du prieurė) avec l'association SPNE. (sensibilisation protection nature environnement).