L'ėco-S, tout un monde dans sa main . Laboratoire Hermestique. ARWA Ofwood


Quelques sont les différence entre un bonsaï
et nos L'ėco-S ?


OBSERVES ! EXPÉRIMENTES ! APPRENDS ! À L'INFINI !


Je fais des écosystèmes sur pierres, la différence entre le monde dit du ''bonsaï'' et L'ėco-S est sur harmonie des espèces (faunes et flore) et le travail sur la terre, le respect des principes naturelle de la biologie. Mise en pratique des méthodes pèrennent d'agriculture dite ''alternative ''. Enfaite c'est ça, l'art du bonsaï avant d'être esthétique (coupe de branches et de racine). Historiquement, l'art dit du bonsaï n'est pas née en Chine et encore moins du Japon, mais bien d'Égypte il y a plusieurs milliers d'années, dans un but plus terre à terre, la sur-vie. Donc la compréhension des principes biologique d'un éco-système donné. Aujourd'hui, il me paraît évident que opposition L'ėco-S/bonsaï pourrais se résumer par la forme glyptique ying et yang . Enfin un de nos L'ėco-S est plus simple à entretenir qu'un des plus beau et des plus ancien bonsaï, puisque tous le système d'un L'ėco-S est tourné vers la profusion de vie (biostasie) la micro-faune est votre auxiliaire de jardinage la microbiologie se charge de l'engraissage, favorise la coopération et l'équilibre de l'écosystème. Il ne vous reste plus qu'à arroser. Un des nombreux points forts de L'ėco-S est son côté pédagogique mise en valeur dans le livret muet de L'ėco-S, offert avec. C'est dans ce livret où vous pourrez, littéralement, ''passé derrière le miroir'' en découvrant le rôle de chaques acteurs de l'éco-système.

lundi 4 janvier 2016

Microbiologie des sols vivants

Microbiologie des sols vivants


On en présente plus Claude Bourguignon qui nous présente ici rapidement le fonctionnement d’un sol vivant.
L’arbre fait tomber des feuilles et branches mortes, la faune épigée (qui vit à la surface du sol) les digère et produit des crottes, de la matière organique broyée en éléments très fins. Les champignons (seuls organismes au monde capables de digérer la lignine) attaquent ces crottes et les transforment en humus. Ce processus se fait en surface du sol.
L’arbre c’est le maître des sols. Claude Bourguignon
Les arbres ont 2 types d’enracinement :
– horizontal : sous la matière organique à la surface du sol : les bactéries minéralisent l’humus lorsque le printemps réchauffe le sol, libérant les nutriments nécessaires  la croissance des plantes. Les racines sont donc placées juste en-dessous pour les y accéder facilement.
– pivotant : La racine profonde de l’arbre sécrète des acides, qui attaquent la roche mère et la transforment en argiles. La faune endogée se nourrit des racines mortes et « nettoient » le sol, libérant des galeries pour de nouvelles racines.
Ce sont les lombrics qui vont permettre la rencontre entre ces deux couches du sol (humus et argile), créant le complexe argilo-humique, grâce au calcium présent dans leur glande de morène.
 L’agriculture n’a pas besoin d’azote, elle a besoin de carbone, c’est cela que les agriculteurs n’ont pas compris.
Pour Claude Bourguignon, l’Homme a inventé 2 armes de destruction massive des sols :
– la charrue, qui met la matière organique dans le sol, mais tous les champignons sont aérobie, ce qui fait qu’ils ne peuvent pas travailler en profondeur sans oxygène
– les engrais chimiques, qui stimulent les bactéries, ce qui accélère la minéralisation de la matière organique (la faune qui s’en nourrit disparaît). Les vers de terre ne remontent donc plus les éléments nutritifs dans le sol, ce qui provoque l’appauvrissement des sols et la pollution des nappes phréatiques.
C’est aussi la disparition des champignons, qui a beaucoup endommagé les sols, c’est pourquoi le BRF a un effet tellement spectaculaire sur la relance de la vie des sols : on y apporte de la lignine, que seuls les champignons sont capables d’attaquer, et on remonte rapport carbone/azote.
Arrêtons-donc d’enfouir de la matière organique !

Aquaponie et Permaculture

Aquaponie et Permaculture

Qu’est-ce que l’aquaponie ?

aqua
L’aquaponie est un système permettant de combiner la culture de végétaux en hydroponie (culture hors-sol) avec l’élevage de poissons. En transformant les déchets azotés et phosphorés des poissons en nutriments pour les plantes, on crée un écosystème autonome.

Fonctionnement

Cet écosystème fonctionne grâce au rôle de 2 types de bactéries nitrifiantes (bio-filtration):
  • D’abord les bactéries de type nitrosomonas sp. se chargent de l’oxydation de l’ammonium en nitrites (toxiques pour les poisssons)
  • Ces nitrites vont être à leur tour être convertis en nitrates par des bacteries de typenitrobacter sp. et nitrospira sp.
    Les nitrates ne sont toxiques pour les poissons qu’à des niveaux de concentration très élevés et sont assimilables par les plantes. Dans un système équilibré, leur concentration se régule donc par elle-même.
Indicateurs de déséquilibre du système:
  • Carence en azote et:ou fer : jaunissement des feuilles signale d’une sous-population de poissons et/ou d’un manque de nourriture. Il faut dans ce cas augmenter la population de poissons ou leur donner plus de nourriture. Il peut aussi s’agir d’une carence en fer, dont les systèmes aquaponiques manquent souvent. La façon la plus simple est d’ajouter un peu de fer chélaté du commerce. D’autres options existent mais ne sont pas vraiment prouvées scientifiquement. Certains ajoutent quelques clous dans les bacs qui rouilleront et transmettront du fer dans l’eau. Mais il n’y a pas de preuve que cette forme de fer est assimilée par les plantes.
  • Taux de nitrites et de nitrates trop élevés : bio-filtration inefficace/insuffisante pour dépolluer l’eau des déjections. La nourriture non consommée peut aussi contribuer à élever le taux de nitrites. Attention aussi à ce qu’il n’y ait pas de poisson mort dans l’aquarium, cela élève aussi les nitrites.

Différents systèmes

Section à venir

Précautions

Suivre le PH, l’oxygénation de l’eau, la température.
Eviter les plantes toxiques (surtout dans les plantes décoratives)
Vérifier régulièrement la nourriture délaissée/le poissons morts car ils augmenteront le taux d’ammonium.

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Permet de produire de bonnes sources de nourriture sur très peu de surface, en ville ou en terre peu adaptée à la culture (polluée notamment).
  • Très productif, de nombreuses sources comparent avec de beaucoup moins bons résultats en hydroponie.
  • Economise beaucoup d’eau (selon les sources, 80% à 99% d’eau en moins par rapport a l’aquaculture et au maraîchage classique). Il n’y a pas de gâchis d’eau et son évaporation/écoulement sont très limités.
  • Fonctionne en circuit fermé/ pas d’apport d’engrais.
  • De nombreux système différents sont possibles et s’adapter à l’espace nécessaire/moyens disponibles.
  • Outil pédagogique.
  • Nourriture on ne peut plus locale ! L’aquaponie évite aussi les problèmes liés à la surpêche et à l’aquaculture « traditionnelle » (surtout la pollution en découlant).
  • Très peu d’entretien et de désherbage en comparaison avec une culture classique en pleine terre. La culture en bac surélevés peut se révéler intéressante pour les personnes en situation de handicap physique ou âgées.
  • Production de protéines de bonne qualité.

Inconvénients

  • On est dépendant d’une source d’électricité, et mieux vaut prévoir un système de back-up en cas de panne: les poissons peuvent mourir très rapidement si la pompe défaille. Un système solaire est néanmmoins envisageable.
  • Apparemment le gout de certains légumes peut être plus fade qu’en pleine terre (logique !).
  • Demande une présence régulière.
  • Demande un temps d’adaptation et de trouver le bon équilibre cultures/masse de poissons.

Plantes bien adaptées à l’aquaponie

La très grande majorité des plantes se cultivent très bien dans un système aquaponique.
On peut néanmoins remarquer que les plantes demandant un PH particulièrement acide ou basique n’y sont pas adaptées, les poissons risquant de ne pas apprécier. Oubliez les myrtilles !
Les légumes-feuille (salades, épinards, herbes aromatiques…) apprécient en général beaucoup ce système. Il est conseillé d’introduire les plantes ayant des besoins nutritionnels plus élevés (tomates, poivrons, concombres, courges, pois et haricots) lorsque le système est lancé et que la population de poisson est assez importante pour apporter assez de nutriments.

Choisir ses poissons

Le choix de l’espèce doit se baser sur différents critères: la législation, le climat, le régime alimentaire, facilité d’élevage et la disponibilité.
Il y a encore peu de retour d’expérience en France, on peut penser aux truites, perches, tilapias, carpe, silure.
aquaponie
tableau extrait de Aquaponic Gardening de Sylvia Bernstein

Liste de poissons comestibles pour un élevage en aquaponie

Source: Aquaponic gardening, Silvia Bernstein

Nourrir les poissons

Omnivore, carnivore ou herbivore ?
En fonction des poissons choisis et de leurs besoins alimentaires, plusieurs options s’offrent à vous pour les nourrir.
Des granulés/croquettes sont disponibles dans le commerce, mais on peut produire soi-même une grande part de sa nourriture avec un peu d’organisation:
  • Les lentilles d’eau sont faciles à produire et fournissent un très bon apport en protéines (35% minimum du poids sec). Elle permettent aussi de faire baisser le taux de nitrates.
    Dans de bonnes conditions, leur volume peut doubler en moins de 48h. Si vous en avez trop, vous pouvez les déshydrater ou les congeler pour plus tard. Vous pouvez également en fournir aux volailles.
  • L’azolla est aussi une plante intéressante et facile a multiplier. Elle regorge de protéines, acides aminés essentiels, vitamines et minéraux.
  • Certains insectes sont aussi faciles à élever. C’est notamment le cas de la moucheHermetia illucens ( ou black soldier fly, « mouche soldat noire »).
    Les poissons carnivores se nourrissent de la larve, qu’il est très pratique de « récolter »: les larves s’éloignent du « nid » et on peut les faire tomber dans un récipient séparé. Il suffit alors de récolter les larves et de les servir aux poissons (très apprécié aussi des volailles). De composteurs spéciaux facilitent la collecte.
  • Les daphnies (puces d’eau) ont l’air d’être également relativement faciles à élever et fournissent une nouriture riche en protéines et vivante pour les poissons carnivores. Leur développement est très rapide, et elles vivent en eaux douces, en supportant de grands écarts de température. Elles se nourissent de bactéries, de phytoplancton, d’algues et de matière organique, un bon ensoleillement est donc nécessaire.
  • Si vous avez un lombricomposteur, vous pouvez nourrir vos poissons avec les vers qui se reproduisent rapidement dans de bonnes conditions (bonne température et nourriture suffisante).

Aquaponie et permaculture

Le point très intéressant pour moi est son fonctionnement en cycle fermé: les déjections des poissons sont les seuls nutriments apportés aux plantes (même si on peut compléter certains nutriments de façon naturelle), et l’eau des poissons est nettoyée par les plantes.
On crée ici un système auto-suffisant: c’est ce point crucial qui me fait penser que l’aquaponie peut tout a fait s’intégrer dans une démarche permaculturelle. Utiliser les surplus (ici les déjections de poissons), que l’on voit maintenant d’une façon positive: c’est un engrais pour nos plantes, et non pas un déchet dont il faut se débarrasser.

Ressources utiles

En français

En anglais

Une vidéo pour les anglophones:

  • Backyard Aquaponics, un site australien très très riche en informations.
  • Des examples de « Window farming« , ou l’art d’utiliser une simple fenêtre pour cultiver. Ce système peut être adapté en aquaponie. Vous pouvez trouver un exemple de plan très précis ici (pdf).
  • Un prototype suisse: Urbanfarmers Box
  • Aquaponic Gardening, le livre de Sylvia Bernstein.
  • Un doc très complet et gratuit est disponible sur le site d’IBC of Aquaponics (cliquez sur la couverture). Il explique notamment la construction d’un système à partir d’un conteneur IBC).

le jardin comestible

Histoire rapide : de la permaculture

Histoire rapide

La permaculture est une science de conception de cultures, de lieux de vie, et de systèmes agricoles humains utilisant des principes d’écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels.Brin de Paille
La permaculture est un mouvement international né en Australie dans les années 70. Il a été initié par un travail universitaire de Bill Mollison et David Holmgren, le livre Permaculture 1.
Le terme Permaculture est un mot valise venant d’abord « d’agriculture permanente » élargi ensuite à « culture permanente » pour ouvrir le mouvement à une démarche plus globale.
Les travaux sur l’agriculture naturelle de Fukuoka a une influence majeure sur les techniques employées.

Une éthique basée sur 3 principes généraux…

  • Prendre soin de la nature
  • Prendre soin de l’Homme (d’aujourd’hui et des générations futures)
  • Partager équitablement en limitant sa consommation et en redistribuant les surplus
Deux valeurs me semblent aussi particulièrement importantes :
  • l’optimisme : un problème a souvent de nombreuses solutions
  • la foi en la bonté de l’Homme, la coopération.

… et concrètement, des techniques

On apprend les bases de biologie : l’eau, le sol, les arbres, les plantes…
Ces connaissances sont ensuite utilisées pour optimiser les designs (aménagement) réalisés.
La permaculture est un aménagement consciencieux du paysage qui imite les modèles de la nature pour créer l’abondance en termes de fibres, nourriture et énergie afin de combler les besoins locaux.Michael Whitefield
On peut traduire le terme « design » par « aménagement, conception ». Le permaculteur utilise ses connaissances pour produire de la façon la plus « vivable », économe en énergie possible, en créant des synergies et des interactions bénéfiques. Le système (maison, ferme, village…) est appréhendé dans son ensemble.
En partant de l’observation que certains ecosystèmes naturels sont particulièrement efficaces et productifs sans intervention humaine, le permaculteur cherche à imiter la nature. Un des ecosystèmes les plus reproduits est celui de la foret (jardin-foret, agroforesterie) et son humus fertile.
Les principes de la permacultures sont flexibles et s’appliquent plus ou moins grands, plus ou moins complexes.

Face au système conventionnel

La permaculture s’oppose à l’agriculture « conventionnelle » par :
  • Une action réfléchie, qui suit souvent une longue période d’observation (plantes pionnères…)
  • La polyculture, adaptée à un usage local, et qui évite de nombreux ravageurs et maladies
  • Une vision à long terme, un travail sur la vie des sols, un accent sur les arbres, les vivaces…
  • Une gestion efficace des « déchets » qui deviennent des ressources pour des activités complémentaires. Ainsi, le petit lait issu de la fabrication de fromage de chèvre pourra servir de nourriture aux cochons. Ou l’eau sale d’un système aquaponique fertilisera des plantes en circuit fermé après un traitement biologique.
  • Le recours aux animaux pour des fonctions variées : les cochons dans la préparation du sol, les oies pour la tonte de la pelouse, les chèvres pour le débroussaillage, les poules pour gratter et fertiliser le sol, produire de la chaleur…
  • Il n’y a pas de solution toute faite en permaculture, tout dépend du contexte. Là où un agriculteur conventionnel utilisera généralement des intrants pour résoudre un problème, le permaculteur essaiera de trouver la meilleur solution en prenant en compte son impact global.