L'ėco-S, tout un monde dans sa main . Laboratoire Hermestique. ARWA Ofwood


Quelques sont les différence entre un bonsaï
et nos L'ėco-S ?


OBSERVES ! EXPÉRIMENTES ! APPRENDS ! À L'INFINI !


Je fais des écosystèmes sur pierres, la différence entre le monde dit du ''bonsaï'' et L'ėco-S est sur harmonie des espèces (faunes et flore) et le travail sur la terre, le respect des principes naturelle de la biologie. Mise en pratique des méthodes pèrennent d'agriculture dite ''alternative ''. Enfaite c'est ça, l'art du bonsaï avant d'être esthétique (coupe de branches et de racine). Historiquement, l'art dit du bonsaï n'est pas née en Chine et encore moins du Japon, mais bien d'Égypte il y a plusieurs milliers d'années, dans un but plus terre à terre, la sur-vie. Donc la compréhension des principes biologique d'un éco-système donné. Aujourd'hui, il me paraît évident que opposition L'ėco-S/bonsaï pourrais se résumer par la forme glyptique ying et yang . Enfin un de nos L'ėco-S est plus simple à entretenir qu'un des plus beau et des plus ancien bonsaï, puisque tous le système d'un L'ėco-S est tourné vers la profusion de vie (biostasie) la micro-faune est votre auxiliaire de jardinage la microbiologie se charge de l'engraissage, favorise la coopération et l'équilibre de l'écosystème. Il ne vous reste plus qu'à arroser. Un des nombreux points forts de L'ėco-S est son côté pédagogique mise en valeur dans le livret muet de L'ėco-S, offert avec. C'est dans ce livret où vous pourrez, littéralement, ''passé derrière le miroir'' en découvrant le rôle de chaques acteurs de l'éco-système.

mercredi 7 octobre 2015

Magneto et electroculture

Picture

Electroculture est un terme ancien.

Le terme Electroculture est un terme, qui englobe beaucoup de techniques différentes, il est utilisé depuis les derniers siècles pour décliner toutes les techniques utilisant les champs magnétiques, l'électricité ou les ondes électromagnétiques en agriculture.

Le terme Magnetoculture est un synoniem et utilisé pour décrire plus précisément les techniques quand on met l'accent sur les systèmes qui utilisent davantage les champs magnétiques et des aimants. En réalité il y a jamais l'un sans l'autre, donc jamais de magnétisme sans électricité et vice versa.

Photo : Yannick dans son potager en aout 2009 avec les tournesols géants, cultivés avec ces dispositifs d'aimants, de cire d'abeille, de roche volcanique et de techniques personnelles.

Sur ce site et dans les articles que vous trouvez sur la page de l'histoire de l'electroculture vous trouvez quelques informations vous permettant d'explorer quelques essais ou de bricoler quelques expériences dans votre jardin.

Si vous souhaitez les meilleurs résultats, des résultats sans commune mesure, des résultats inédits et le mot est faible alors je conseille d'appliquer ma toute nouvelle méthode.

J'ai développé un nouveau système ce qui m'a permis d'arriver aux résultats comme décrit dans l'article de Nexus paru dans le nr de septembre-octobre 2009 dont vous trouvez l'article ci-dessous, il s'agit de pains d'aimants à la cire d'abeille ou condensateurs spéciaux à installer tout les 10 à 15 mètres autour de votre champ de culture et un au milieu du champ à la surface pour une serre par exemple ou à 30 à 50 cm de profondeur pour un champ.

Ces condensateurs sont de réelles amplificateurs émetteurs récepteurs d'énergie cosmotellurique.  Elles captent les ondes de Schumann de la terre, ce sont les basses fréquences radio généré à chaque fois que la foudre tombe sur terre, ces ondes sont très bénéfiques pour la fertilité du sol, les plantes et les animaux. Ces pains sont faits notamment avec de la cire d'abeille spécialement séléctionnée de très haute qualité qui a gardé toutes ces propriétés qualitatives.

Ainsi vos récoltes seront plus qualitatives et plus grandes chaque année.
Pour un petit jardin de 10 mètres sur 20 mètres par exemple il suffit de 5 à 7 antennes condensateurs.
Pour un champ d'un à 2 hectares on en pose entre 41 et 70.
Vous pouvez faire une installation pour la culture de champs de plusieurs hectares en utilisant le même principe. 

PERMACULTURE, AGROÉCOLOGIE, AGRICULTURE BIO : QUELLES DIFFÉRENCES ?

par Cyril Dion


L’agriculture biologique recouvre potentiellement le nombre le plus large de pratiques. Cultiver en bio veut dire ne pas utiliser d’intrans, ni de produits phytosanitaires issus de la pétrochimie. Pour autant, il existe un bon nombre d’agriculteurs bio, qui, à cette exception près, travaillent presque comme des agriculteurs conventionnels : cultures de plein champs, en rang, sur une terre dénudée, beaucoup de travail du sol, très peu de biodiversité, beaucoup de mécanisation.

Agroécologie

L’agroécologie (en tant que pratique agricole) va plus loin. En plus de techniques comme le compostage, la recherche de complémentarité entre les espèces, la culture sur buttes…, elle va chercher à intégrer dans sa pratique l’ensemble des paramètres de gestion écologique de l’espace cultivé, comme l’économie et la meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, les haies, le reboisement…

Permaculture

La permaculture n’est pas à proprement parlé un système agricole. Son objet est plus vaste. Elle consiste à construire des installations humaines durables et résilientes.
Elle va donc pouvoir intégrer l’ensemble des bonnes pratiques de l’agriculture biologique et de l’agroécologie mais également les énergies renouvelables, l’écoconstruction… Ses applications sont multiples : villes (notamment les villes en transition), entreprises, économie, énergie…
L’esprit de la permaculture est de relier tous les éléments d’un système les uns avec les autres, y compris les êtres humains. Tout particulièrement, la permaculture va chercher à recréer la grande diversité et l’interdépendance qui existent naturellement dans des écosystèmes naturels, afin d’assurer à chaque composante, et au système global, santé, efficacité et résilience. C’est un fonctionnement en boucle où chaque élément vient nourrir les autres, sans produire de déchets « exportables ». Dans son application agricole, la permaculture s’inspire beaucoup des forêts où le sol n’est pas travaillé.
L’agroécologie en tant que mouvement (dans l’acception qu’en donne Pierre Rabhi et Terre & Humanisme par exemple) se rapproche beaucoup de l’esprit de la permaculture, sans pour autant avoir développé le même corpus de pratiques comme le zoning ou les secteurs. Ils partagent en revanche les mêmes idées d’écosystèmes résilients, appuyés sur une vision holistique et sur l’utilisation intelligente et mesurée des ressources locales, pour le plus grand bénéfice des êtres humains qui y vivent.
Si on essayait l’électro-culture?
Article proposé par Pierre-Alexandre Gaurier, en formation professionnelle enseignant/designer en permaculture, auprès de PermacultureDesign.


L’électroculture ! Que ce cache-t-il derrière ce mot composite ? Une nouvelle pratique de culturisme ? Où l’homme aidé par un ensemble de machines connectées au réseau électrique ne fournit plus aucun effort pour prendre de la masse musculaire ?
Non non, il n’en est rien, quoique… Relégué au banc des expériences de « jardinage alternatif », ce domaine encore peu connu du grand public, émerge à nouveau. Au travers de pratiques souvent isolées, menées par des jardiniers amateurs curieux, des scientifiques avertis, peu à peu, des retours d’expériences, des preuves d’efficacité s’accumulent.
D’un point de vue global, l’électroculture consiste en l’utilisation, la canalisation et la propagation des flux électriques et magnétiques présents naturellement, partout, autour de nous. Cela dans le but de favoriser, par exemple, la croissance de la vie végétale.
Les premières traces de l’utilisation de courants électriques naturels remontent aux Égyptiens. En Europe, on ne trouve pas, ou peu d’informations relatives à la pratique de ce type avant le 17ème siècle. Depuis lors, nombre d’expérimentations à plus ou moins grandes échelles ont vu le jour. Que ce soit en Grande-Bretagne, en Russie, aux États-Unis, en France, en Belgique, au Japon, en Inde… les résultats sont là, confortant les chercheurs, qu’ils soient scientifiques reconnus ou bien amateurs avertis.
De nombreuses questions entourent ce sujet controversé. Qu’entendons-nous par énergie ? Quelles sont les méthodes, les pratiques ? Est-ce encore une énième méthode révolutionnaire sortie de nulle part, prometteuse de rendements inimaginables ? Comment par exemple, de simples tiges de cuivre associées à du zinc, des fils de fer enterrés dans le sol, des aimants orientés selon un axe précis, ont le pouvoir de stimuler la croissance des semences, des plantes, d’encourager nombres de processus du vivant ?

Pour appréhender l’électroculture et ses nombreuses applications, il nous apparaît essentiel de se familiariser avec quelques données fondamentales. Données relatives à l’influence des forces gravitationnelles, des champs magnétiques multiples, du magnétisme terrestre, des effets du soleil et de la lune, des processus chimiques et biologiques des sols, des plantes, de l’eau, du principe d’induction… Car s’il est un fait avéré, c’est bien que les énergies électriques et magnétiques sont partie prenante des processus du vivant. Bien sûr, derrière ses thèmes qui peuvent rebuter plus d’un néophyte, s’ouvrent des portes vers une compréhension nécessaire, où pragmatisme et intuitions se côtoient et délivrent des résultats à la fois surprenants et encourageants.
Nombre de personnalités ont œuvré. Souvent guidées par leur intuition, elles ont observé sous différents angles les phénomènes électriques présents au cœur des cellules, des atomes, par le biais d’appareils de mesure scientifique, soutenus par des résultats sans équivoques. Que ce soit Nolet, l’abbé Pierre Bertholon, professeur de physique, en passant par Gardini, Lodko, Lemström, Sheppart… l’Electro-Culture Committee Britannique de 1918 à 1936 et plus proche de nous, le SPACE, basé à Pessac, nous ne pouvons que constater qu’il est possible d’améliorer les rendements de nos cultures.
Pour ceux et celles qui souhaitent en découvrir davantage, nous vous invitons à lire l’ouvrage « Électroculure et Énergies libres » de Maxence Layet & Roland Wehrlen aux Éditions Le Courrier du Livre. Celui-ci représente un très bon condensé de ce que vous pourrez glaner sur le Web et dans la bibliographie scientifique. Des traces historiques en passant par de nombreuses expériences menées de part le monde, l’électroculture ne vous apparaitra plus comme une nébuleuse lointaine, obscure, insondable, fantasque.

Expérience électroculture menée sur la Goursaline :

Pour nous permettre d’apprivoiser ce domaine, rien ne vaut l’expérience. Pour ce faire, nous allons mener des essais, ici, à la Goursaline dans les mois à venir. Cette expérience se veut empirique et rigoureuse ; facilement reproductible et transposable à celles et ceux qui souhaiteraient réaliser la même installation chez eux.
Notre test :
Afin de bien pouvoir évaluer l’impact de notre test, nous allons créer 2 surfaces rigoureusement identiques :
– une zone de témoin qui servira de référence
– une zone électrocultivée avec la technique décrite après.
Ces 2 zones seront constituées de deux bandes de cultures de petites superficies de 4 m2 (4m x 1m) afin de faciliter les observations et l’accès aux cultures. Ces 2 bandes seront espacées d’une dizaine de mètres. Les mêmes plantations et soins seront prodigués sur chaque bande.

Emplacement :
Pour réaliser cette expérience, notre souhait a été de sélectionner un espace « vierge » de toute culture antérieure, ceci en vue de limiter l’influence éventuelle de l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires.
La parcelle est soumise dans son ensemble au même vent dominant, à un même ensoleillement, aux mêmes volumes et fréquences de précipitations… Ce qui en fait une zone d’implantation « équilibrée » / neutre.
De plus, au regard de nos découvertes dans le domaine, l’idée d’appréhender nos parcelles d’un point de vue de l’énergie / « énergétique » nous a amenés à faire appel à des géobiologues. Ces derniers ont défini et localisé des zones dites « pathogènes », « neutres » et « bénéfiques ». Notre choix s’est arrêté sur une parcelle située sur les hauts de la propriété. Il s’agit d’une roche mère de type granitoïde. Le sol est plutôt acide, pauvre en éléments nutritifs et très drainant.
Les 2 bandes seront donc situées en zone « neutre » au regard des données géobiologiques.
Technique d’électroculture retenue :
Notre choix s’oriente vers un type d’électroculture, simple, à notre portée. L’électroculture dite passive. Passive, parce qu’utilisant uniquement les énergies libres, disponibles sous nos pieds, dans l’air, tout autour de nous. Simple, parce que notre ressenti face au vivant et à la relation intime que nous entretenons avec lui, nous encourage à observer et orienter les forces naturellement présentes, sans chercher à développer un quelconque rapport intrusif.
Notre installation d’électroculture sera simple et facilement accessible au bricoleur amateur. Celle-ci est inspirée du « Géomagnétifère de Paulin » (cf Électroculture et Énergies Libres, p.88, Éditions Le Courrier du livre, de Maxence Layet).
Notre installation est composée d’un tube de cuivre de 6 mètres de haut (diamètre à définir en fonction du diamètre du hérisson de ramonage), surmonté d’un ensemble de « capteurs » pointus (hérisson de ramonage). Pour plus de rigidité et pour résister aux intempéries, le tube est fixé sur un tasseau en bois. Le tasseau et le tube sont reliés directement à la terre et connectés à une section de treillis en acier (treillis pour réaliser les dalles en béton) orienté sur l’axe Nord/Sud, à une profondeur de 50 cm. (cf schéma). D’un point de vue théorique, les énergies captées dans l’atmosphère devraient être redirigées vers le bas du tube et diffusées dans le sol par l’intermédiaire du treillis en acier. La différence de potentiel électrique des deux matériaux devrait faciliter la diffusion des énergies, de l’atmosphère vers le sol. Ce transfert d’énergie a pour but d’améliorer et de stimuler la croissance de nos plants et ainsi, permettre des récoltes abondantes.
Plantations :
Nous planterons 2 espèces en quinconce sur chacune des bandes : une espèce de pomme de terre, choisie pour sa rusticité et une espèce de tomate couramment cultivée. Les variétés retenues sont :
– Pomme de terre Charlotte (rendement et conservation : moyen)
– Tomates Super Marmande
Dans chaque bande de culture, il y aura 3 lignes de culture espacée chacune de 30 cm. La ligne 1 & 3 seront constitué de 10 plants chacune de pommes de terre. Chaque plant sera espacé du suivant de 40 cm.
La ligne 2 (centrale) sera constituée de 7 plants de tomates espacés entre eux de 50 cm. (cf schéma).
Résultats :
Nos observations et résultats seront, de manière logique, sujets à caution. En effet, de nombreux paramètres sont liés à la nature des sols, à l’ensoleillement, aux précipitations, aux températures, etc. la liste est longue. Nous espérons néanmoins apporter des éclairages sur le phénomène « Électroculture ». Nous vous ferons part de nos observations et résultats, pas à pas. N’hésitez pas à mener également cette expérience, chez vous, sur vos cultures. La mise en commun des retours de nos expériences respectives au sujet de l’electroculture, ne pourra que faciliter la compréhension de ces phénomènes.

VariétésDate de semisPériode de repiquagePériode de plantationPériode de récolte
CharlotteN/AN/AMars / Avril-MaiMai-Juin / Juil-Août
Super MarmandeMarsMaiN/AJuin-Juillet-Août

Calendrier des Travaux

Calendrier des Travaux


Voici un calendrier des travaux au fil des saisons, qui, nous l'espérons, vous aidera dans vos travaux. Bien sûr, les bonsaï de Martigues ouvrira toujours ses portes lors de ses réunions pour vous apporter toutes les réponses aux questions éventuelles que vous vous poseriez. 

Printemps

C'est la reprise d'activité des arbres. Il y aura moins de risques de gelées. Il est important de bien réaliser tous les travaux durant cette saison car vous pourriezperdre une année. Il est indispensable d'augmenter l'arrosage lorsque le climat commence à se réchauffer, sans toutefois exagérer pour ne pas avoir des entre-noeuds trop longs et des feuilles démesurées.
  • C'est le moment de commencer à donner de l'engrais à vos arbres.
  • C'est la saison propice aux ligaturages surtout sur les conifères (pins, genévriers...). Pour les feuillus, attendre plus tard dans l'année que la sève circule plus librement. La branche n'en sera que plus flexible.
  • Mars: tailles de structures sur les arbres d'intéreurs ainsi que le ligaturage.
  • Terminer la taille de structure sur les bonsaï d'intérieur.
  • Les greffes seront également possibles.
  • Eliminer les fleurs fanées sur les bonsaï à fleurs précoces (ex. jasmin)
  • Fin Mars: rempotage. On pourra aussi tailler les racines.
  • Protéger les arbres nouvellement rempotés du fait des  pluies des  gelées,et du soleil.
  • Récupérer les boutures de bois aoûté au début du printemps.
  • Préparer vos kusamono.
  • Rempoter les conifères
  • Vérifier la présence d'insectes et de parasites.
  • Prélèvement des yamadori. On dit que la meilleure période se situe durant la floraison des cerisiers.
  • Pincement des bourgeons des conifères.
  • Enlevez les mauvaises herbes qui nuisent au bon développement de l'arbre.

Eté

  • Prêtez plus d'attention aux arrosages. Attention aux dessêchement de la terre. La déshydratation rapide, à cette époque, peut être fatale. Les bonsaï sont en pleine croissance, nourrissez les.
  • Juin: Possibilité de pause de greffes afin d'améliorer un nebari ou une branche suplémentaire.
  • Mi juin, début juillet: Défolliation des feuillus . Attention! Cette opération doit être réalisée sur un arbre en pleine santé.
  • Taille et rempotage des Ficus.
  • Les pousses longues de feuillus doivent être éliminées.
  • Juillet-Août: Arrêter l'apport d'engrais, votre arbre ne les assimilera pas.
  • Prélever des boutures de bois tendre, plantez les dans du terreau et mettez les à l'ombre.
  • Ligaturer les fruitiers et les arbres à fleurs.
  • Penser à tourner vos bonsaï régulièrement pour éviter un déséquilibre de  la ramure qui sera difficile à rectifier par la suite.
  • Continuer les pincements: la végétation est toujours vigoureuse en saison estivale.
  • Enlever les ligatures qui risqueraient de laisser des marques. 

Automne

L'automne est la saison la plus colorée pour le bonsaï. C'est aussi l'époque où la végétation prend une pause.


  • Bouturage de conifères.
  • Arrivée des premières gelées nocturnes. 
  • Faire un dernier apport d'engrais.
  • Nettoyage des conifères: enlevez les vieilles aiguilles.
  • Prélèvements: Buis, Hêtres, Charmes, au moment où les feuilles deviennent brunes.
    Egalement possible pour les connifères.
  • Novembre: Ligaturage sur les conifères.

Hiver

Attention, c'est en Janvier que les premières gelées se font ressentir pour nos arbres.
Il faudra veiller à les mettre à l'abri, c'est-à-dire les mettre dans une serre dite froide, ou sous une tonnelle. Il faudra restreindre les arrosages pour ne pas laisser une motte humide qui risquerait de geler. C'est l'époque idéale pour étudier votre arbre.
  • Protéger vos bonsaï dès que les premières gélées se font sentir.
  • Février: tailles de structure, mais ne pas toucher aux arbres à floraison printanière, attention aux érables qui risquent de couler.
  • Réduire les arrosages, surtout sur les feuillus.
  • Traiter vos arbres contres les maladies, type oïdium.
  • Couper les branches mortes.
  • C'est le moment de visiter les jardineries pour commencer de nouveaux spécimens.
  • Commander vos pots en prévision des rampotages de printemps.
  • Les tailles sévères peuvent être faites en fin d'hiver car la croissance à commencée et les cicatrices guériront plus rapidement.
  • Faire un traitement préventif contre les parasites et les maladies cryptogamiques.
  • Ligaturage en fin d’hiver, lorsque le bois est un peu plus souple.

Formes et Esthétique

Formes et Esthétique

 


Voici expliqués tous les styles et formes de bonsaï que vous pourrez découvrir dans toutes les expositions.
(Photos extraites de l'Exposition Régionale 2009,
Salle du Pré des Arts à Valbonne 06)
 
 
 
 
 
 

BUNJINGI ou LITERATI Style lettré

Ce style à été inventé par les écrivains de la Chine antique. Il est souvent représenté par de grands pins. Les arbres de style lettré poussent souvent à l'état naturel dans les vallées ou
dans les lieux où la lumière fait défaut, ce qui explique l'absence de branches basses.Le tronc forme des angles tout en restant vertical, le feuillage est réduit au maximum, n'apparaissant que par deux ou trois touffes sur le sommet de l'arbre. Ce style est l'aboutissement de l'expression du bonsaï. Il est déconseillé aux débutants car il est très difficile à réussir.
 

  CHOKKAN Style de tronc droit formel

  Pour obtenir ce style, aussi appelé "vertical régulier", il est nécessaire d'avoir un tronc
  trèsdroit et bien fuselé, aux branches régulièrement réparties. La première branche
  charpentière doit se situer à peu près au tiers de la hauteur du tronc.
  C'est l'un des styles les plus 
 difficiles à réussir et souvent l'arbre à l'air forcé.
 
 
 
 
 

 

  FUKINAGASHI Style battu par le vent

  Fukinagashi signifie "étendard", "drapeau" ou, de nos jours, "manche à air" en japonais.
  Le sens précédent était "drapeau". Fortement exposé à la fureur des éléments, ce style crée
  un arbre dont l'ensemble des branches a été contraint de pousser dans une seule direction,
  sous l'action de vents violents dominants.
 
 
 
 

HAN-KENGAI Style en semi-cascade

Le style kengai représente un arbre penché, qui se dirige vers le bas, accroché à la roche, luttant pour sa survie dans les pentes de montagne ou sur une falaise surplombant la mer.Cette position est celle qu’adoptent beaucoup d’arbres dans des endroits abrupts. Souvent le départ est classique, l’arbre pousse d’abord verticalement puis sous l’effet de son propre poids il s’affaisse, se tord, se déracine en partie.Souvent l’arbre meurt, parfois il survit et porte alors les marques de nombreuses blessures.
 
 
 
 

HOKIDACHI Style balai

Ce type d'arbre très naturel,qui pousse souvent dans nos parcs, ressemble à un balai à l'envers.
Convient aux spécimens à feuilles caduques car ils permettent d'apprécier la ramure en hiver.
(zelkovas, ormes, et érables). On la trouve dans des zones où il y a beaucoup de soleil, peu de terre.
Il y a souvent des chutes de pierres, le poids de la neige et le vent font des marques à l’arbre, le plie,
le casse. L’environnement étant assez sec, il y a donc dessèchement des branches, ayant pour conséquence la présence de jin et shari. Néanmoins, malgré ses diverses blessures l’arbre veut vivre et refait de nouvelles pousses qui se dirigent vers le soleil. Ce système de pousse/dessèchement
provoque de nombreuses ruptures sur la ligne de tronc et les branches principales. Le style kengai a généralement une grande conicité due au système pousse/dessèchement. La forme du tronc est écrasée avec des bourrelets ou « virages » importants et resserrées dues toujours à ce même système.

ISHISUKI Style de composition sur roche

Forme rupestre. Il s'agit de bonsaï cultivés dans la cavité d'une roche. Toutes les espèces ne s'y prêtent pas. Ce style s'inspire des ilôts rocheux de la mer du Japon.
 
 
 
 
 
 
 

IKADABUKI Style en radeau, arbre allongé

 L'Ikadabuki est certainement le style le moins connu. La traduction française la plus proche pourrait être : dos de tortue. Pour parvenir à ce style, il existe plusieurs façons. Toutes sont simples bien que très longues. Pour presque toutes les façons décrites dans cette page, il est important d'enlever les anciennes racines dès que les nouvelles sont suffisamment fortes.

La solution la plus simple est de partir d'un arbre que l'on couchera dans une terrine en prenant soin de diriger toutes les branches vers le même côté du tronc. Après quelques mois, les racines émergeront sur toute la longueur du tronc. Après quelques années, elles auront suffisamment grossi pour devenir apparentes. Chaque branche sera traitée comme un arbre individuel.

Une seconde solution consiste à partir d'un arbre que l'on aura coupé le plus court possible. Chaque rejet sera traité comme un arbre et non comme une branche. Cette façon de faire est plus longue que la précédente puisque nous n'avons pas de branches la première année.

Il existe une solution supplémentaire qui consiste à faire émettre des racines aux branches basses d'un arbre pour les transformer en tronc. Cette façon de faire demande plus de soin que les précédentes. Il est souvent nécessaire de procéder à une plantation de style colline pour pouvoir entourer chaque branche d'un peu de terre.

KABUDACHI Style de tronc multiple sur une souche

 Le style de Bonsaï à troncs multiples est pratiquement identique au Bonsaï à double tronc, mais dans ce style, le Bonsaï est formé avec 3 troncs ou plus.

Les différents troncs poussent sur une et même souche, il s’agit donc bel et bien d’un seul et même arbre. Les troncs forment ensemble le branchage et le feuillage, dans lequel le tronc le plus gros et le plus développé vient former le sommet de l’arbre. 
 
 
 

KENGAI Style en cascade

 Kengaï se traduit par: accroché sur la falaise. La tête arrivant toujours plus bas que le bas du pot.
Au travers de sa forme en cascade, l’arbre doit nous montrer son histoire, ses divers changements de directions, ses blessures…
La forme kengai se trouve principalement sur les confèresLes jin et shari se trouvent plus sur la surface de l’arbre qu’à l’intérieur.
On trouve de grandes différences de hauteurs entre les branches. La distance entre le nébari et la tête de l’arbre doit être la plus petite possible. Le nébari sera aussi étalé, très « cramponné» à la terre. Nous trouverons des racines tirantes dans le sens inverse de la cascade. La ramification formera souvent des « nuages ». Les arbres de style kengaï  sont mis dans des pots plus profonds que la normale, plus étroits aussi. La branche basse, sur une cascade, passera sur le devant du pot, donnant une profondeur. Cette branche descendra sous le niveau du pot, voir même en dessous du pot, nécessitant la présence d’un tabouret ou d’une tablette pour poser ce dernier.
 
 

MOYOGI Style vertical informel (ou droit informel), tronc sinueux

Le style moyôgi est certainement le style le plus répandu dans l’art  bonsaï. C’est le style le plus pratiqué et qui convient au plus d’espèces. Le moyôgi représente en général l’arbre de plaine, le fruitier près de la maison, l’arbre au bas de la colline. En fait, on peut le retrouver dans presque toute la nature. Le mouvement du tronc est sinueux et les courbes représentées par le tronc passeront d’un mouvement large à la base à des courbes beaucoup plus fines et resserrées plus nous irons vers la cime de l’arbre. On veillera toujours à ce que les courbes soient en 3D, autrement dit qu’elles se forment dans les trois sens de l’arbre. (hauteur, largeur, profondeur).
Courbe ne va dire arrondie, les formes géométriques sont à éviter, il faut que l’on trouve des ruptures, des courbes de différentes formes. L’arbre doit évidemment avoir une belle conicité. Plus le tronc sera gros, plus la ramification et les branches secondaires seront importantes, plus le tronc sera sinueux, plus les branches principales et secondaires le seront aussi.
La cime de l’arbre est dans le même axe que la base du tronc et la ligne passant par les deux forme un angle droit avec le sol.
La tête est inclinée sur l’avant et dans le même sens que la branche principale. La branche arrière doit être de petite taille vue de face. La branche principale doit partir un peut en arrière par rapport à l’axe du tronc. 
Aucune branche ne devra partir à l’intérieur d’une des courbes de l’arbre. Il ne doit pas y avoir de branche vers l’avant, éventuellement quelques petites sur la tête.
Pour certains conifères, nous pourrons avoir quelques jin, mais moyôgi n’est pas la forme la plus propice à la création de jin ou shari. Les moyôgi à l’état naturel ne se trouvent pas souvent dans des zones très sensibles ou  soumises aux intempéries.

NEAGARI Style d'arbre où les racines sont exposées

 Il doit être toujours en rapport avec l’analyse de la nature, le plus naturel possible. Il ne s’agit pas, pour créer des racines aériennes, de mettre à nue des racines placées au mauvais endroit, avec de mauvais mouvements, ni de justifié un mauvais nébari en disant se sont des racines aériennes. C’est aussi pour cela que l’on parle de racines aériennes plutôt que racines apparentes.

 Il représente un arbre vivant sur un sol pentu (de montagne ou bord de rivière, bord de mer). Son tronc sera plutôt court, du fait de sa lutte contre les éléments, sa ramification courte et fine. Ses racines seront-elles découvertes, en partant d’un nébari fin mais conique et monterons depuis le bon sol en prenant des formes arrondies, des ruptures. Ces racines seront souvent serrées, bloquées les une aux autres, mais pourront cependant s’ouvrir.

 Le style Néagari  se mélange bien avec d’autres styles. Une association Néagari  - Kengai,  racines aériennes – cascade, sera très esthétique et symbolisera très bien le mieux naturel. Le style Néagari doit rester  fin et léger. Il est très graphique et rappelle la peinture Sumi-e. Voir aussi l'article sur le style Néagari
 

SHAKAN Style de tronc incliné

Cette forme se distingue de la forme chokkan, dont elle est tirée, en ce que la cime de l'arbre est extérieure à la perpendiculaire au pot passant par le collet. L'arbre peut aussi bien être penché a droite qu'à gauche.
 

 

  SEKI-JOJU Style de racines sur roche

   Sur les surfaces rocheuses, les racines des arbres sont à la recherche du sol riche qui s’est
   accumulé dans les creux et les fissures du rocher. Les racines sont donc mises à nues,
   enserrant le rocher, et se protègent contre le soleil grâce à la formation d’une fine couche  
   d’écorce semblable à la couleur du tronc. Les racines des bonsaïs Seki-Joju poussant sur des 
   rochers, ce type d’arbre ne nécessite pas autant de soins que les autres variétés de bonsaï.
   En principe, un arbre qui pousse sur un rocher peut avoir différents styles, néanmoins dans la
   forme rectiligne ou en balai, le Bonsaï apparaît moins naturel. La principale variété de bonsaï 
   utilisée dans le style Seki-Joju est celle des ‘Acéracées’ (Erables du Japon, érables de Bürger
   et autres espèces d’érables: Acer palmatum, Acer trifidum et Acer buergerianum).




 

  SHARIMIKI Style de tronc dénudé

  Imaginez un arbre frappé par la foudre, par exemple, ou qui, partiellement mort de soif, s'est 
   reconstruit sur un bois mort. Ce qui permet à ces magnifiques sujets de vivre c'est la fine bande
  d'écorce qui fait le lien entre les racines et les branches les plus hautes. La qualité de traitement du
   bois mort est également un critère qualitatif pour votre bonsaï, s'il ne nuit pas à l'équilibre esthétique
   de l'arbre, et bien avant cela à sa santé.
   Ce style est adapté aux vieux sujets ou aux plants de pépinières ayant des troncs déjà conséquents.
   Il est également conseillé de procéder à des écorçages succéssifs et progressifs sur plusieurs années.
La pratique de ce style peut également servir à changer radicalement les caractéristiques d'un bonsaï ou à récupérer des erreurs passées par de simple shari. Certains yamadori présentent de telles caractéristiques spontanément à l'état naturel, et sont souvent de grandes valeurs, dans tous les sens du terme...
Il arrive souvent que cette forme de traitement des bonsaï soit associée avec d'autres styles. 

SOKAN Style de double tronc

Cette forme rassemble un gros tronc et un petit tronc soudés à la base. Si les troncs sont séparés, elle devient alors "Sôju",la mère et l'enfant. C'est le seul nombre pair que l'on utilise dans les bonsai. Il y a généralement un gros arbre et un plus petit, toutefois il arrive que la différence soit insignifiante sans que cela choque si l'oeil enveloppe la création comme un tout.
Convient pour toutes les espèces.
 
 

 YOSE-UE Style forêt ou plantation en groupe    

La volonté d’imiter la nature conduit bien sûr à associer plusieurs arbres dans un même récipient de culture, pour former de véritables groupes évoquant la forêt. Ce style résulte de la plantation de plusieurs sujets d’une même espèce ou variété, souvent d’âge, et donc de taille, différents. L’organisation des sujets tend à évoquer un simple bosquet ou une véritable forêt. Dans le second cas, on peut associer des arbres différents, en mêlant, par exemple, conifères et feuillus pour offrir un certain contraste. Le style Yose Ue fait appel à une coupe plate, mais on dispose aussi ces forêts sur une simple pierre plate, la terre de plantation étant alors habillée de mousse. Les sujets qui composent une forêt peuvent, eux-mêmes, appartenir aux différents styles d’arbres isolés ou à troncs multiples qui viennent d’être décrits. Voir aussi l'article sur la création d'une forêt.


Les Dimensions

Plus généralement, dans les expositions ou dans le mode de culture, nous parlerons de feuillus, de conifères, de caducs ou persistants.

La dimension des arbres est aussi régie par des catégories :
Shito
jusqu'à 7,5 cm
Mame
de 7,5 à 15 cm
Kotate Mochi ou Shohin
de 15 à 30 cm
Chiu Bonsaï
de 30 à 60 cm
 Dai Bonsaï
de 60 à 1m et plus
Voici une approche des styles codifés et de l'esthétique basique de nos petits arbres en pot.

Classification

Dans le monde du bonsaï, nous trouvons toute sorte de classements et codifications. Les arbres se divisent déjà dans
des catégories botaniques, comme par exemple leurs familles ou genres (Famille des pinacées, genre celtis ….).
Cela s’appelle la taxinomie.
La signification est très simple nous dirons arbre porté dans la main, porté à deux mains, ou à quatre mains.
La provenance des arbres est aussi régie et nous parlerons de yamadori (prélèvement) ou d’arbre acheté en pépinière.
De même que son mode de reproduction, comme  misho (semis), hatake zukuri (élevé en pleine terre), sujet issu de bouture
ou de marcotte.
 
L’âge de l’arbre peut être aussi un facteur de classification mais on parlera plutôt de l’âge depuis lequel l’arbre est conduit
en bonsaï plus que de l’âge réel de ce dernier.
Il est un classement qui est plus subtil et ne se base pas uniquement sur une dimension, une variété.
Il a été élaboré au fil des ans par les cultivateurs et grands maîtres bonsaï.
Chaque pays ou culture qui a marqué l’évolution du bonsaï a voulu codifier sa forme avec pour symbolique principale
le triangle ciel, homme, terre éléments du zen. En chine, les arbres prenaient une forme mystique ou représentaient
un animal. Puis les formes sont devenues plus libres et abstraites. En thaîlande, ils prenaient la forme d’un des caractères
humains comme la danse ou la ruse, la force. Les Japonais ont depuis longtemps essayé de codifier leurs styles
en fonctions des représentations des arbres dans la nature. Il est évident que, avec le temps, ces formes se sont
affinées et stylisées, que les modes sont passées (il y a eu l’époque des arbres droits, celles des forêts, etc) mais
la codification actuelle est encore celle qui se rapproche le plus de l’arbre dans son milieu naturel, une évocation de la
nature mais régie par des règles esthétiques.
 
Nous trouvons ainsi les formes solitaires  et principales comme :
  • Chokkan ou tronc vertical formel
  • Shakan ou tronc incliné
  • Moyôgi ou tronc sinueux
  • Fukinagashi ou battu par les vents
  • Kengai en cascade
  • Hen-kengai ou semi-cascade
  • Neagari ou racines apparentes
  • Bunjin-gi ou forme dite du lettré
  • Hokidachi ou balais
Il y a aussi les formes à plusieurs troncs comme :
  • Takanmono ou multi-tronc et ses dérivés
  • Kabudachi ou cépée
  • Korabuki ou carapace de tortue
  • Ikada buki ou forme en radeau
  • Netsuranari ou racines rampantes, soudés
  • Yamayori ou forme résultant de la chute de plusieurs graines poussant au même endroit
  • Sôkan ou double tronc et ses dérivées
  • Sankan ou triple tronc
  • Gokan ou cinq troncs
  • Yose-ue ou forêt avec plus de sept troncs
Nous pouvons aussi trouver les formes sur roches:
  • Ishizuki ou arbres plantés dans la roche
  • Sekijôku ou racines qui enserrent la roche
Nous trouvons aussi des styles sur un tronc avec du bois mort:
  • Sharimiki ou tronc écorcé.
  • Sabamiki ou tronc creux.
Il y a aussi une catégorie, moins en vogue de nos jours, qui pourtant fait partie des débuts du bonsaï qui s’appelle Seikei,
ou paysages miniatures où nous pourrons trouver de la roche, de l’eau, des arbres ainsi que des personnages.
Les formes et styles sont ainsi nombreux et peuvent très bien se marier entre eux. Ainsi nous trouverons Néagari kengai ou cascade à racines découvertes ou bien un sôkan moyôgi ou tronc double de forme sinueuse, etc…. 
Cette codification est donc une représentation la plus fidèle possible des styles trouvés dans la nature.

Notions d’esthétique

Même si c’est une représentation de la nature, l’art du bonsaï doit répondre à des notions esthétiques. La répartition des branches est très importante, de même que la forme et le sens du tronc, l’implantation des racines, la disposition des masses foliaires, etc., tout n’est qu’harmonie et se complète.
Les racines, étalées, réparties autour de l’arbre de manière inégale, de différents diamètres, de différentes longueurs donnent le ton et la forme de l’arbre. Elles doivent signifier la puissance, montrer que l’arbre est solidement encré dans le sol.
Le tronc tout d’abord légèrement fuyant, tourmenté ou non, doit toujours être conique, plus ou moins selon le style adopté, et doit avoir la tête qui se tourne et penche vers la personne qui regarde, l’arbre fait une révérence. La ligne de tronc est le point principal de l’arbre, elle doit bien se voir et ne pas avoir de gros défauts, à moins que ce défaut soit un point qui, au contraire, deviendra le point focal de l’arbre. Il ne faut pas aller contre l’arbre et vouloir, par exemple, faire un moyogi avec un tronc droit. Les courbes du tronc iront en diminuant et se rapprocheront plus nous irons vers la cime. La cime, elle, pour représenter un arbre vieux, âgé, devra être arrondie et jamais droite comme un sapin de nöel. Elle devra se plier vers l’avant.
Le bonsaï est généralement la représentation d’un arbre âgé. Les branches, lourdes, devront donc plier sous le poids des ans et des éléments. Sur les conifères, elles iront même vers le bas. Les conifères gardant leurs aiguilles, avec le poids de la neige plus important l’hiver, les branches plient. Un caduc perd ses feuilles en hiver, la pression sur les branches est moins importante, les branches n’iront pas vers le bas mais partiront presque horizontalement et remonteront doucement au fur et à mesure que l’on monte dans l’arbre.

Les jins et shari, preuve du temps et de l’âge, se trouvent essentiellement sur les conifères qui ont un bois plus dur et résistant. On trouvera rarement des jins à l’intérieur des branches. Tous ces éléments qui forment l’âge d’un arbre que sont la vieille écorce, les branches qui plient sous le poids des ans, la ramification dense, fine, étalée, la présence de jins et shari, la cime arrondie, sont autant de choses qu’il nous faut mettre en évidence dans la création de notre arbre. Les japonais appel cela le wabi et sabi ou patine, usure du temps, mais toujours dans la simplicitée.

Les branches principales sont le relief du tronc. Un tronc droit et fin donnera des branches droites et fines, un tronc trapu, courbé, donnera des branches qui lui ressemblent. Un tronc droit et une branche principale tourmentée ne vont pas ensembles. Bien que se situant autour de l’arbre, ses branches ne devront pas se diriger directement vers l’observateur, cela cache la forme du tronc et est trop agressif, il en va de même pour les jins. Dans la nature comme en bonsaï, un arbre ancien n’aura pas beaucoup de branches principales. Nous pouvons même former un arbre excellent à partir d’une seule branche principale. Nous trouverons essentiellement un « cycle » de branches qui est : 
  •  La première branche, qui est souvent la branche principale, est généralement la plus grosse car la plus ancienne. Elle va et donne le sens de l’arbre, suivant l’aspect du tronc. Elle finit en s’avançant vers l’avant. Elle se nomme sashi-eda.
  • La deuxième que l’on trouvera dans le côté opposé à la première. Elle est là pour équilibrer l’arbre. Elle finit  en s’avançant doucement vers l’avant.
  • La branche arrière, donnant de la profondeur et de la perspective à l’arbre. Elle est plus fine que les deux premières branches et ira d’un coté ou de l’autre du tronc suivant le sens des deux premières.
 Nous pourrons trouver la branche arrière avant la deuxième branche, très rarement la branche arrière en premier.
 Les branches secondaires et les suivantes continueront le profil des branches principales, elles sont toujours en harmonie avec. Plus nous avançons dans les branches, plus elles sont fines et ramifiées. Les branches forment toujours une ramification « par deux ». Trois départs de branches au même endroit et, avec le temps, la jonction ferra un bourrelet, deviendra trop grosse par rapport au reste des branches et serra très inesthétique. Il ne faut pas qu’il y en est trop non plus, toutes les branches doivent pouvoir recevoir le soleil, l’air doit passer dans les branches, sous peine de voir le feuillage et les branches prisonnières sécher et mourir.
La végétation devra être répartie dans les branches mais ne devra pas se trouver que sur ses extrémités.
Il y a de nombreuses erreurs à éviter dans la formation et l’emplacement des branches comme :
  • Les branches qui partent dans le creux d’une courbe du tronc.
  • Les branches qui se croisent, appelées sashichigai-eda.
  • Les branches qui partent en opposition au même endroit du tronc ou kannuki-eda  ou kuruma-eda, branches en rayons de roue.
  • Nous éviterons les branches qui, partant pourtant sur le côté du tronc, viennent le croiser par devant, mikikiri-eda.
  • Nous éliminerons aussi les branches qui poussent droites et directement vers le haut ou tachi-eda.
  • Les branches qui ont trop poussées et dont le diamètre est trop gros par rapport au tronc seront aussi ôtées, oyafuko-eda.
  • Nous enlèverons une des deux branches de celles qui créent une fourche trop symétrique et droite, les troncs étant de même diamètre et de même forme.
  • Nous ôterons aussi les branches superposées les une aux autres en n’en gardant qu’une, kasanari-eda.

D’une manière générale nous éviterons aussi les branches dont les courbes sont môles, trop arrondies, défaut souvent commun à certaines branches mal ligaturées. Il faut que l’arbre terminé, on ne distingue plus l’intervention de l’homme.

Il doit se trouver des espaces entre les branches ou dans le profil de l’arbre. Des manques de végétation ou de branches que nous appelons espaces vides, qui sont primordiaux pour l’esthétique de l’arbre. Ils allègent la forme de l’arbre, donnent de la profondeur à la vision et une certaine perspective.

Il est aussi une notion essentielle qui est la particularité de chaque espèce, à son état naturel. La forme sauvage  de chaque espèce doit se retrouver dans sa forme en pot.
Ainsi un pin peut-être droit, penché, en cascade ou sinueux mais on trouvera rarement un olivier en cascade ou un buis rigoureusement droit ni un érable avec des jins ou shari. Chaque espèce à son propre développement, il faut chercher à recréer cette impression dans nos bonsaÏ.
Les Japonais disent  que l’ont reconnaît la variété ou l’espèce d’un arbre en pot à la forme de son ombre.
Enfin, chaque bonsaïka à sa propre émotion, sa propre vision de la nature. On devra la retrouver dans son bonsaï, tout en respectant les règles fondamentales d’esthétique et de style.

source : passionbonsaiclub